13 décembre 2016

M Ross Perkins - S/T (2016)

Le premier album du sieur M Ross Perkins est la belle surprise de cette fin d'année. Venu de Dayton dans l'Ohio, ce drôle de bonhomme, amateur de fourrures et de pop léchée vient de sortir un disque remarquable à plus d'un titre.
Un disque à l'ambiance apaisée sur lequel, M Ross Perkins qui joue de tous les instruments et assure toutes les parties vocales, arrive à capter l'essence des enregistrements fin sixties / début seventies et à en offrir une relecture toute personnelle.
Un disque à la cool, parfait pour décompresser après une journée chargée, idéal pour oublier ses soucis du quotidien.
Si "Humbold County Green" ou surtout "Let A Little Lazy" lorgnent avec brio du côté d'Harry Nilson, "Project 63 Online" quant à lui est un titre excellent sur lequel on passe d'un rythme typique de ce que pouvait produire Donovan à des harmonies vocales façon Beatles du plus bel effet.
En deux titres on est conquis. Et la suite est à l'avenant.
"My Poor Daughter" et surtout "Someone Else", bouleversante sans tomber dans le pathos, ont ainsi le même charme que les premiers enregistrements solos d'Emmit Rhodes.

Le talent mélodique de Ross Perkins est indéniable. On pourrait vanter ses qualités vocales mais le plus frappant reste cette capacité à transcender ses morceaux par des arrangements brillants qui permettent ensuite à ses talents de chanteur de s'exprimer. Il suffit d'écouter un titre comme "Ever Ever Ever", la façon dont il est construit pour comprendre que l'on a affaire ici à un orfèvre, un maniaque du détail qui ne laisse rien au hasard. L'utilisation ici d'un piano ou là d'un mellotron enrichissant la palette musicale.
C'est sans doute cela qui lui permet de s'essayer avec réussite à d'autres sonorités comme sur ce "Amazing Grace (Grandma's dead)" qui sonne comme si les Beatles s'étaient mis au boogie ou "Habit-Formin' Drugs"aux accents country.
Finalement on a parfois qu'un seul regret c'est que certaines pistes soient trop courtes notamment "Annie Waits In A Dream" qui porteuse de plein de promesses s'arrête au bout d'un peu plus d'une minute frustrante. Heureusement "Of The Gun" qui lui succède conclue brillamment ce disque hors du temps, old-fashioned comme diraient nos amis anglo-saxons.

Avec ce premier album, qui en appelle d'autres on l'espère, M Ross Perkins fait une entrée plus que remarquée dans le giron des songwriters de talent.
Splendide.

Frank

Tracklist :
1. Humboldt County Green
2. Project 63 Online
3. My Poor Daughter
4. Someone Else
5. Ever Ever Ever
6. Let A Little Lazy
7. Amazing Grace (Grandma’s Dead)
8. Habit-Formin’ Drugs
9. Local Showcase
10. No Good Sons Of Galveston
11. Annie Waits In A Dream
12. Of The Gun

Audio et vidéo :





25 novembre 2016

Kevin Morby - Singing Saw (2016)

Il faut bien reconnaître que la première fois que l'on a écouté Singing Saw on a pas vraiment accroché. Hormis le morceau titre et "Dorothy" ce nouveau disque nous avait quelque peu déçu. On l'avait même trouvé un peu plat ("Destroyer" pas sauvé à vrai dire par ses arrangements un peu lourdingue), faisant preuve d'une mélancolie un chouia trop appuyée et même un peu "forcé" comme sur "Ferris Wheel" qui nous a, sans doute involontairement, fait penser à Jeff Buckley (dont l'oeuvre nous laisse globalement de marbre).
Résultat on a remisé ce disque sur l'étagère sans vraiment aller plus loin.
Et puis on y est revenu, par petits bouts, pour finir par réviser quelque peu notre jugement.
On a toujours pas changer d'avis sur "Ferris Wheel " et "Destroyer" que l'on trouve toujours aussi pénible (surtout qu'ils s'enchaînent ) mais pour le reste, disons le c'est du bel ouvrage.

On comprend au fil des écoutes ce qui nous avait rebuté : une production au son plus ample qui donne un côté un peu plus indie au folk intimiste de Kevin Morby, ce qui lui sied moins et des arrangements moins pertinents qu'à l'accoutumée qui donnent parfois une impression d'empilage qui nuit à la fluidité de l'ensemble.

Mais malgré ces quelques écueils, Kevin Morby conserve cette qualité, ce talent pour torcher de belles pépites folk, qui si elles font échos à l'oeuvre des Dylan et surtout Leonard Cohen, sont marquées du sceau de leur auteur.
"Cut Me Down" magnifique ouverture de l'album, "I Have Been To The Mountain", malgré ses choeurs mais avec sa ligne de basse entêtante, confirment tout le bien que l'on pensait de Kevin Morby depuis Harlem River.
Si "Drunk And On A Star" est le genre de titre intimiste dans lequel Morby est le plus à l'aise, "Black Flowers" est l'exemple des progrès affichés par ce dernier qui n'hésite plus à prendre des risques.
Et même si tout n'est pas convaincant comme évoqué plus haut, la facilité déconcertante avec laquelle il trouve la mélodie juste, permet au final à ce Singing Saw si ce n'est d'égaler ses prédécesseurs, d'être bien supérieur à ce que peut offrir la concurrence tout en ouvrant de belles perspectives pour l'avenir.

Frank

Tracklist :
1.Cut Me Down
2.I Have Been to the Mountain
3.Singing Saw
4.Drunk and on a Star
5.Dorothy
6.Ferris Wheel
7.Destroyer
8.Black Flowers
9.Water



13 novembre 2016

Dan Rico - Endless Love (2016)

La première fois que l'on a vu cet album de Dan Rico, on a avoué avoir eu un petit tressaillement. La faute à cette pochette à se faire pâmer d'émoi les fans de Sade (1) et d'effroi les autres.
Pourtant comme vous le savez, érudits lecteurs, on ne juge pas un livre sur sa couverture. Et dans le cas de Dan Rico ce serait passer à côté d'un très bon disque.
Sorti en co-prod chez Shit In Can Records et Maximum Pelt, ce premier album solo de Dan Rico est en effet un concentré de titres pop de haute volée.
Le début du disque, en plus de dévoiler les influences du bonhomme, n'est d'ailleurs pas loin de titiller la perfection.
"Soft Feeling" est ainsi le genre de titre que nous proposait il n'y a pas si longtemps un groupe comme Harlem, de la pop gentiment bancale et toujours attachante. "Endless Love" paye son dû à la fois à Big Star et aux Nerves - rien que ça - tandis que "Kinda Wanna" par son rythme et sa mélodie évidente n'est pas sans évoquer les Buzzcocks. "On A Tear" quant à elle, c'est un peu les Ramones quand ils reprenaient "Needles And Pines". Sur ces quatre titres la magie opère, Dan Rico s'approche, tutoie même, le génie de ces illustres prédécesseurs.
Après ce début en fanfare, le soufflé retombe un peu sans que pourtant on ne décroche du disque, Dan Rico se montrant suffisamment convaincant sur les deux ballades "Smoking Curls" et "Don't Look Back" pour retenir l'attention.
"Casual Feeling" vient amener un petit coup de fouet avec sa structure très Television, "Wasted Youth" et "Gimme A Taste" poursuivant l'effort en mode powerpop complètement débridée.
"Dangerous" est un autre temps fort du disque, sans doute le titre qui a le plus de personnalité, celui où on ressent moins les influences de son auteur. Il est bon de signaler que Dan Rico est un mélodiste hors-pair tant vocalement (on adore son timbre gentiment étouffé comme sur "Cold Cold Heart") qu'une guitare à la main.
Et cela contribue grandement à la réussite de cet album qui ressemble à une fête durant laquelle Dan Rico rendrait hommage à ses idoles. On lui pardonne d'autant plus la sortie de route "After All" avec ses synthés agaçants, seule réelle fausse note d'Endless Love.
Mais retenons l'essentiel : Endless Love est un disque touchant, émouvant et profondément attachant.

Frank

(1) merci Peter pour nous avoir signaler la proximité avec la pochette de Diamond Life de Sade !

Tracklisting :
01-Soft Feeling
02-Endless Love
03-Kinda Wanna
04-On a Tear
05-Smoking Curls
06-Don’t Look Back
07-Casual Feeling
08-Wasted Youth
09-Gimme a Taste
10-Dangerous
11-Cool Cold Heart
12-After All

Audio et vidéo :

6 novembre 2016

Morgan Delt - Phase Zero (2016)

Deux ans après un premier album brillant, retour de l'orfèvre psyché Morgan Delt avec un nouvel album sous le bras, Phase Zero, sorti cette fois non plus chez Trouble In Mind mais chez Sub Pop.
Si vous aviez accroché sur son premier album à ces merveilles de petites vignettes travaillées à l'extrême et truffées de bidouillages en tout genre, et que le passage chez Sub Pop vous inquiète, vous serez ravi d'apprendre que Morgan Delt ne fait pas évoluer sa formule d'un iota. Tout juste peut-on noter un ensemble un petit peu plus pop.
Chaque morceau commence peu ou prou de la même manière : de splendides parties vocales, aériennes, généralement nimbées sous des couches d'échos, puis au moment où on s'est enfermé dans une forme de confort, appréciant l'univers sonore, c'est le moment que choisi Morgan Delt pour faire basculer son titre, pour s'essayer à toutes les expérimentations ou laisser parler un clavier dissonant.

Il faut donc comme pour son prédécesseur un peu de temps pour s'habituer à l'univers si singulier de Morgan Delt et digérer chacune de ces expérimentations qui si elles apportent leur lot de singularités peuvent également agacer quand elles viennent casser le rythme des morceaux.
Et c'est bien là tout le problème de ce Phase Zero. Si chacune des pistes ici présentes sont de grande qualité, on aurait, convenons-en, parfois aimé un peu plus de simplicité, comme a su par exemple en faire preuve un artiste comme Doug Tuttle sur son dernier album.
C'est quand il est plus économe de ses effets que Morgan Delt est intouchable, des titres comme "I Don’t Wanna See What’s Happening Outside", "Another Person" ou l'excellente "Some Sunsick Day" peuvent en témoigner.
Mais Morgan Delt est ainsi, ou vous vous laissez embarquer pour ce voyage singulier et accepter ce patchwork sonore ou vous passez simplement votre chemin. A cet égard, l'oeuvre du groupe n'est pas sans rappeler dans un style plus indie, celle du Elephant Six Recording avec des groupes comme Olivia Tremor Control ou Apples In Stereo qui sur une base très pop influencée par les Beatles laissaient libre cours à leurs expérimentations sonores.

Pour autant, le parfum qui se dégage de l'album ne laisse jamais indifférent et au fil des écoutes, on fait fi de ces quelques défauts qui ont pu nous agacer pour apprécier à leur juste valeur les titres présents ici et se laisser bercer par l'indolence de son auteur ("The Escape Capsule") capable de véritables flamboyances ("Sun Powers" ; "Mssr. Monster").

S'il on conserve une préférence pour son prédécesseur, force est de reconnaître que Morgan Delt n'a pas son pareil pour construire (et déconstruire) de belles petites perles psychés.
Pour oreilles averties néanmoins.

Frank

Tracklist :
1- I Don’t Wanna See What’s Happening Outside
2- The System of 1000 Lies
3- Another Person
4- Sun Powers
5- The Age of the Birdman
6- Mssr. Monster
7- A Gun Appears
8- The Lowest of the Low
9- Escape Capsule
10- Some Sunsick Day

Audio et vidéo :



1 novembre 2016

Doug Tuttle - It Calls On Me (2016)

C'est peu dire que le premier album de Doug Tuttle, guitariste des regrettés MMOSS, nous avait emballé. Il s'agissait là d'un petit joyau de pop psychédélique, emballé dans un son vintage et porté par un garçon aux multiples talents, instrumentiste de haut vol et chanteur convaincant.
C'est donc avec beaucoup d'impatience que l'on a attendu son successeur, et le moins que l'on puisse dire c'est que le résultat valait bien l'attente qui fût notre.
Neuf nouveaux titres impeccables qui confirment tout ce que l'on pensait - de bien - de Doug Tuttle. Plus immédiat que son prédécesseur, It Calls On Me est une franche réussite. Le son de ce nouvel opus est plus direct, on sent son auteur moins obnubilé par la volonté d'offrir un disque référencé. Résultat, les compositions respirent mieux, et on s'émerveille plus pour la qualité mélodique des titres présents ici que pour la capacité de son auteur à sonner comme ses glorieux aînés.
Résultat It Calls On Me est truffé de pistes ébouriffantes.
Ainsi la chanson-titre "It Calls On Me" joue sur deux tableaux, de la ritournelle pop au refrain marquant on passe avec fluidité à de somptueuses parties de guitare. "Make Good Time" démontre l'évolution d'un Doug Tuttle qui économise ses effets pour mieux atteindre sa cible, et dévoile une sensibilité et un savoir-faire rare. "Make Good Time" est ainsi un titre précieux à plus d'un titre.
Doug Tuttle, au cas où on l'aurait oublié, en plus d'être un guitariste flamboyant, est un mélodiste hors-pair et le rappelle à notre bon souvenir à de nombreuses reprises ("These Times") même quand il oeuvre dans le registre si délicat de la mélancolie. C'est même d'ailleurs dans ce registre qu'il excelle, quand son jeu de guitare se met à l'unisson pour offrir des émotions rares ("Painted Eye").
En un morceau, "Falling To Believe", il enterre même toute concurrence. Tout est splendide dans ce titre, la batterie rythmant le morceau, la guitare discrète mais efficace et ce mellotron suppléant la voix de Doug Tuttle, "Falling To Believe" est un petit bijou comme on aimerait en entendre plus souvent.
Contrairement à l'album précédent, sur It Calls On Me, Doug Tuttle prend bien soin d'offrir des variations bienvenues, le byrdsien "On Your Way" qui s'enchaîne avec le dyptique "Saturday / Sunday", plus aventureux, en est le parfait exemple.

Avec ce nouvel album, Doug Tuttle en plus de s'imposer comme un des modèles actuels du genre, vient d'offrir ni plus ni moins qu'un disque qui n'a pas à rougir de la comparaison avec ceux de la fin des sixties.
It Calls On Me est un disque à acheter absolument.

Frank

Tracklist :
1- A Place For You
2- It Calls On Me
3- Make Good Time
4- These Times
5- Painted Eye
6- Falling To Believe
7- On Your Way
8- Saturday-Sunday
9- Where You Will Go

Audio et vidéo :


8 septembre 2016

The Claypool Lennon Delirium - Monolith Of Phobos (2016)

Lorsque l'on a appris que Les Claypool et Sean Lennon s'accoquinais pour monter un nouveau projet on a été surpris, amusé mais finalement assez peu concerné.
Il faut dire que la carrière respective des deux larrons, bien que respectable, ne nous avait, pour le dire poliment, peu intéressé.
D'un côté Sean, le fils de vous-savez-qui, capable du meilleur comme du pire, responsable d'albums bancals un peu vite montés au pinacle par la presse.
De l'autre Les Claypool bassiste de Primus groupe foutraque californien qui a fait sa renommée en mélangeant heavy, funk et punk, et s'appuyait sur un bassiste virtuose doublé d'un chanteur au phrasé curieux , Les Claypool donc.
Pas de quoi, de prime abord, nous pâmer d'émoi en attendant la sortie de leur disque.
Et puis sort le nom du groupe, The Claypool Lennon Delirium et surtout le titre de l'album, Monolith Of Phobos. Et on se prend alors, éternel optimiste que nous sommes,à imaginer un disque psyché mâtiné de space rock. Un début de curiosité vite récompensée par la sortie du single "Cricket And The Genie" qui dévoilait un groupe plein de promesses.

Plus sérieux et abouti que la carrière de Primus, plus ambitieux et personnel que celle de Sean Lennon, Monolith Of Phobos se révèle être un disque aussi intrigant qu'attachant, un album bien perché comme on les aime sur lequel les deux larrons en combinant quelques influences communes (les gaillards ont appris à mieux se connaître lors d'une tournée commune Primus / The Ghost of a Saber Tooth Tiger) arrivent à se transcender, chacun se mettant au service de l'autre.
Les deux facettes des musiciens sont ainsi présentes, le côté pop de Lennon, ici dans son volet le plus psychédélique, étant représenté par une poignée de titres souvent brillants ("Ohmerica" ; "Oxycontin Girl" ; "Bubbles Burst"), tandis que Claypool, sans effets de manche, réussit à placer des pistes plus alambiquée  ("The Monolith Of Phobos" ; "Mr Wright" ; "Breath Of A Salesman" ; "There's No Underwear In Space"), quand les deux ne réussissent pas à conjuguer leurs efforts pour un résultat aussi bluffant que joliment anachronique (la suite en deux temps "Cricket And The Genie" ; "Captain Lariat").

Avec ce disque aux parfums d'un autre temps, les deux compères réussissent un album plus qu'attachant dont on recommande chaudement l'écoute.

Frank

Tracklist :
1. "The Monolith of Phobos"
2. "Cricket and the Genie (Movement I, The Delirium)"
3. "Cricket and the Genie (Movement II, Oratorio Di Cricket)"
4. "Mr. Wright"
5. "Boomerang Baby"
6. "Breath of a Salesman"
7. "Captain Lariat"
8. "Ohmerica"
9. "Oxycontin Girl"
10. "Bubbles Burst"
11. "There's No Underwear in Space" (Instrumental)

Audio et Vidéo :





26 août 2016

Cool Ghouls - Animal Races (2016)

Après un premier album en forme de relecture de leurs influences, à mi chemin entre pas passéisme et modernité, les Cool Ghouls avait offert un deuxième album, A Swirling Fire Burning Through The Rye, au son résolument tournés vers les sixties.
Dans les deux cas parler de réussite totale n'était pas usurpée faisant des Cool Ghouls un des groupes le plus enthousiasmant du moment.
La sortie de ce troisième album, Animal Races ne fait finalement qu'enfoncer le clou et confirmer tout le bien que l'on pense du groupe.

"Animal Races" qui ouvre l'album a beau se draper de rythmes kraut c'est bien toujours le même fonds sixties qui est mis à l'honneur. D'ailleurs dès "Sundial" le second titre tout est dit : harmonies vocales, guitares claires et un son qui a le parfum des enregistrements des Byrds, les Cool Ghouls ont tout bon.
Mais contrairement à beaucoup de leurs contemporains, mais aussi par rapport à leur précédent album, les Cool Ghouls ont deux avantages. Le premier c'est que malgré leurs influences tout cela sonne résolument moderne, on est pas dans un simple trip revival. Entendons nous bien on aime le revival mais on aime aussi les prises de risques, et les Cool Ghouls osent et apposent leur patte sur chacun des morceaux.
Le second c'est le mélange des genres. Une recette parfaitement éprouvée et réussie sur le premier album et que le groupe instille ici de façon différente sur Animal Races. On retrouve donc ça et là du kraut comme évoqué plus haut mais aussi quelques pistes psyché nimbées d'écho (le bien nommé "Time Capsule") et même une piste plus enlevée, plus garage ("Brown Bag"), Autant de compositions qui apportent une variété bienvenue, tout en attestant de la palette musicale plus complète de la bande et vient alterner avec de belles pistes pop.
Des pistes pop également à multiples facettes, quelles soient touchées par la grâce ("When You Were Gone" ; "Spectator"), magnifiquement mis en lumière par une rythmique irréprochable ("Days" ; le tube "Nevers You Mind"), aux accents country ("If I Can't Be The Man") ou à mi-chemin entre pop et indie rock ("Just Like Me").
Certains titres bénéficiant de l'apport en guest de Tom Heyman à la pedal steel.

On sent bien que rien n'a été laissé au hasard sur ce nouvel album, Tout à été pensé et mis en place avec soin, bien aidé en cela par la production soignée et signée Kelley Stoltz.
Animal Races est un disque brillant d'un groupe qui l'est tout autant.
A ce stade un des meilleurs disques de l'année.

Frank

Tracklist :
1.Animal Races
2.Sundial
3.Time Capsule
4.When You Were Gone
5.Days
6.Just Like Me
7.(If I Can't Be) The Man
8.Brown Bag
9.Never You Mind
10.Material Love
11.Spectator

Audio et vidéo :