6 janvier 2014

Qualité Made In France

Déjà une nouvelle année qui débute, les tops et les flops de l'année écoulée fleurissent sur la blogosphère, et pourtant à RawPowermag' on a toujours pas fini d'écouter tous les disques sortis ... N'attendez donc pas de bilan ou de top de notre part, on risque de causer de disques de 2013 jusqu'en juin !

Bref, on vous a condensé ici quelques sorties marquantes bien de chez nous (ne voyez dans cette phrase aucun chauvinisme). Pour éviter ainsi, que des chroniques de disques finissent aux oubliettes, comme ce fut le cas par le passé avec par exemple le What's Cookin' des Kitchenmen ou le How To Fold Paper In Half Twelve Times des précieux Pony Taylor.
Une sélection à ajouter aux Birds Are Alive, Don Cavalli, Feeling Of Love, Los Dos Hermanos, Norvins, Travel Check, déjà chroniqués en ces lieux...


Sapin - One Two Tree Four EP 

une des grosses découvertes de l'année que ce premier EP des rennais de Sapin. A l'image de la pochette le trio propose un garage rock percutant quelque part entre Black Lips et Oh Sees (des débuts). Sorti chez Azbin Records, cet EP contient même un vraie petite bombe avec l'introductif "Back To The Beach". Les autres pistes ne sont pas en reste et font de ce One Two Tree Four, un des meilleurs EP de l'année.


Sapin - Radio Hits 

Toujours nos rennais qui voient ressortir pour l'occasion et sur K7, les démos et premiers enregistrements du groupe sur Retard Records. on y retrouve donc des titres présents sur leur EP mais aussi quelques inédits dont ce "Christmas Eve" parfait pour les fêtes...


Volage - Maddie EP

Howlin Banana Records poursuit son sans-faute avec le premier EP d'un groupe très prometteur, Volage. On ne sait pas trop d'où viennent les quatre membres du groupe mais en tout cas on sait de quel côté ils regardent : la scène garage californienne. Pourtant loin d'être un pastiche des Ty Segall et autres Oh Sees, Volage trace son propre (micro)sillon avec ce Maddie enthousiasmant.


Kaviar Special 

Rennes tient le haut du panier en cette fin d'année puisqu'après Sapin, Kaviar Special sort son premier album chez Howlin Banana, co produit avec Azbin Records. Au programme un pop punk plutôt réussi, empli de guitares incisives et de riffs inspirés qui confirme donc l'excellente tenue de la scène rennaise actuelle. On aurait aimé un brin moins lo-fi pour rendre honneurs aux vocaux un peu noyés mais on va pas faire la fine bouche.


Sudden Death Of Star / Beat Mark - Winter Warmer Split Single

 Les rennais (oui encore) de Sudden Death Of Stars ne sont pas des inconnus, ayant proposés par le passé un EP et un album brillants. Avant la sortie d'un deuxième LP, ils nous reviennent avec un 45 partagé avec les parisiens de Beat Mark. Au programme deux chansons de noël ! "What Is Winter Good For" pour les Sudden Death of Stars et "Christmas Blossom" pour Beat Mark. Le disque sort sur Ample Play Records, nouveau refuge des SDOS. Pourtant s'il on parle de ce 45 c'est pas tant pour le morceau des SDOS que pour ce "Christmas Blossom" très Vaselines des Beat Mark qui remporte donc ce match (très amical) entre les deux formations.


Orval Carlos Siberius - Super Forma

 Pas le disque de l'année, trop inégal, ce Super Forma (chez Clapping Music) contient néanmoins une poignée de titres ébouriffants et mérite au moins une écoute attentive. L'enchaînement "Desintegração" / "Asteroids" est tout simplement brillant et dans le créneau rock psychédélique, place Orval Carlos Siberius dans la catégorie des artistes talentueux à suivre.


Forever pavot - Christophe Colomb 7"

 Certainement la palme du 4 titres le plus intrigant que l'on est écouté en 2013. Oeuvre d'un multi-instrumentiste de talent, Forever Pavot tisse un univers psychédélique à part, au potentiel cinématographique certain. Gavé de mellotron, de fuzz, de basses élastiques et de synthétiseurs vintage, ce disque ne laissera pas indifférent. Une sortie Frantic.



Jessica 93 - Who Cares

 Un musicien et une boîte à rythmes, point. C'est sur ces bases minimalistes que Jessica 93 tisse sa toile, un shoegaze très sombre, mâtiné de cold wave, au son quasi clinique qui peut rebuter mais qui constitue aussi toute l'originalité du disque. Même si ce n'est pas forcément ce que l'on préfère dans le genre, force est de reconnaître que la qualité est ici bien présente. Des titres comme "Poison", "Junk Food" ou "Sweet Dreams" devraient convaincre les sceptiques. Sorti chez Teenage Menopause.


Bikini Gorge - Stranded

Un duo guitare/batterie, masculin/féminin, monsieur étant plus connu pour officier au sein des Combomatix. On retrouve d'ailleurs ce même attrait pour le rock primitif entre Gories et Cheater Slicks. Un trois titres fort sympathique sorti chez l'impeccable label Kizmiaz Records.




La Femme - Psycho Tropical Berlin

 Un groupe monté en flèche à coup de quelques EPs, à qui on a reproché beaucoup (trop) de choses sur ce premier disque. M'enfin merde quoi, c'est un sacré bon LP d'electro/pop, un peu trop long peut-être (2 ou 3 titres faiblards à virer) mais qui frappe par l'enchaînement de morceaux impeccablement produits.
Une sortie Born Bad records.
 

Les Braqueurs - EP

 Last but not least, sorti chez Close Up Records, un EP qui récolte la palme du fun 2013, sorti par Les Braqueurs. Les Braqueurs on les avait vu en première partie d'Hipbone Slim et ils confirment sur cet EP tout le bien que l'on pensait d'eux ! ça va swinguer dans les chaumières !







Frank & Rick

Et quitte à faire dans le frenchie, l'occasion de rappeler la sortie d'Ici Et Indépendant chez Camion Blanc...


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5 novembre 2012

Hipbone Slim & The Knee Tremblers / Les Braqueurs - Les Combustibles (3/11/2012)

De passage à Paris pour défendre leur dernière livraison (la chro' est dans les tuyaux), Hipbone Slim (aka Sir Bald...aka The Bald Bomber) et ses Knee Tremblers ont fait une halte aux Combustibles.

Prévu pour 20h00 sur l'affiche, le concert débute avec une première partie à...21h30. Fort heureusement, quelle première partie ! Les Braqueurs, un quatuor de parisiens coiffés d'un béret et les yeux masqués d'un bandeau façon "rapetou", ont enflammé la scène par leur jovialité et leur sens du rock'n roll, offrant trois quart d'heure de jerk et de twist jouissif à un public conquis d'avance par leur dégaine impayable. Vraiment une excellente surprise, à revoir dès que possible.

Les Braqueurs

Le temps pour nous d'acheter trois vinyles et de biberonner une Edelweiss, Hipbone Slim et ses Knee Tremblers (Bash Brand derrière les fûts et Gez Gerrard à la contrebasse) déboulent enfin sur scène un peu avant 22h00. La salle n'est pas pleine à craquer mais les aficionados se font entendre et il est peu dire que l'ambiance est là.


Hipbone embraye aussitôt sur son rockab' mâtiné de surf et de psycho, le son est génial et le set sera...parfait. Démontrant son habileté impressionante avec une square guitar rouge vif entre les mains, Sir Bald triture sa six-cordes comme un damné et projette ses riffs sur les danseurs possédés du public. Généreux et clairement heureux de son job, il convie sur plusieurs titres des spectateurs à monter sur scène pour jouer des maracas à côté de lui, insufflant un plaisir communicatif.


En parlant de titres, on reconnaît évidemment "Warpath", "I Hear An Echo", "Pempelem", "One Legged Rock", "The Sheik Said Shake", "King Of The Rocket Men" ou bien encore “Baldhead”, présent sur Drop Some Leg, son LP avec les 9 Ton Peanut Smugglers. Des morceaux endiablés qui frappent par leur mélodies entêtantes, se prêtant aisément aux refrains accrocheurs, Sir Bald nous informant (dans un français maladroit mais ô combien touchant) du sujet de chaque chanson et des mots à reprendre en choeur avec lui...ce dont personne ne se fera prier, ainsi ravi d'être sollicité par le frontman rigolard.

Assurant le show de bout en bout, Hipbone montera sur les enceintes, fendra le public en deux, sautillant sur une seule jambe, se jettera par terre pour faire deux (!) roulades arrières consécutives (essayez donc de faire ça avec une guitare entre les mains...), jouant avec les mains derrière la tête...avant de remonter sur scène en manquant de peu de se casser la gueule, chose qui lui vaudra un fou rire.

Un sacré moment de rock'n roll, donc. Espérons que le succès jalonnera un peu plus la route du bonhomme tant sa cordialité et son jeu de scène en font une perle rare dans le milieu. Pour finir, rappelons que les sorties pleuvent sous son nom ou sous un autre..sans jamais baisser en qualité. Un plaisir pour les oreilles à déguster sur vinyle évidemment.

Grandiose.

Rick.