5 juillet 2016

Audacity - Hyper Vessels (2016)

Audacity ne fera jamais parti des têtes d'affiche, de ces groupes capable de fédérer les troupes, de ceux qui font l'unanimité. Leur formule forcément limitée, du garage rock braillard mâtiné de powerpop,  les empêchera toujours de suffisamment se renouveler comme de toucher le plus grand nombre.
Pourtant on a toujours eu un faible pour la bande à  Matt Schmalfeld et Kyle Gibson.  Tout simplement parce qu'ils ont toujours des fulgurances, une simplicité dans l'évidence mélodique qui font que sur chaque disque on trouvera de quoi se contenter.
Qui plus est la sortie il y a trois ans de Butter Knife, qui les voyaient sortir du carcan lo-fi, avait nourri quelques espérances.
A ce titre, la sortie d'Hyper Vessels déçoit encore plus.
S'il on retrouve le style d'Audacity et une poignée de titres assez emballants le groupe tourne assez vite en rond et s'engonce dans des travers que l'on ne lui connaissait pas, grossissant le trait de ce qui était ses qualités jusqu'à parfois provoquer une pointe d'agacement.
Ainsi, un titre comme "Umbrellas" gonflé aux hormones ne mène nulle part et apparaît beaucoup trop long. La production loin d'être un modèle de finesse est pour beaucoup dans l'agacement qui est le notre à l'écoute de ce Hyper Vessels. Le cas "Counting The Days" est symptomatique de cet état de fait. 
Ce titre était initialement sorti en single et produit par le non moins remarquable Bobby Harlow (The Go). Là où Harlow avait réussi a ménagé ses effets, à transcender un titre déjà accrocheur, le mix de l'album, enregistré chez Ty Segall, gomme quelque peu ses aspects pour ne conserver que le côté frontal.
 Néanmoins, si la production peut être pointée du doigt, rien n'explique que le groupe qui envoyait "Tell Yourself" sur Butter Knife soit le même qui propose un titre aussi affligeant que "Baseball" qui n'a pour effet que de filer un sacré mal de tête.
Mais ne tombons pas à notre tour dans l'excès et convenons néanmoins qu'encore une fois nos trublions arrivent à enquiller quelques titres bien sentis qui adoucissent la pilule : "Counting The Days" malgré ce qui a été dit plus haut car c'est un excellent morceau, "Not Like You", "Dirty Boy" ou "Previous Cast".
Hyper Vessels n'est pas un mauvais disque, loin s'en faut, c'est juste que l'on attendait plus et mieux de nos californiens.
Allez, gageons que ce ne soit que partie remise.

Frank

Audio et vidéo :

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