Les Strange Boys sont une énigme. Une incongruité dans le paysage musical actuel. Auteurs de deux albums aussi brillants que complexes, les gars d'Austin cultivent l'ambivalence, s'en drape comme d'une seconde peau. Un pied dans le garage et l'autre dans le folk, sans jamais vraiment trancher, les Strange Boys, sur la corde raide, réussissaient néanmoins à emporter la mise sur leurs deux premiers disques qu'ils ne faudraient certainement pas résumer au single "Be Brave" malgré ses qualités évidentes.
Le premier titre ("Me & You") a avoir filtré, laissait augurer d'un changement de cap assez radical. Avec son piano baltringue,son refrain entêtant (toujours la marque de fabrique du groupe), le morceau intriguait autant qu'il charmait.
Ce Live Music confirme le changement d'orientation, le groupe offrant quatorze titres d'obédience folk voire de musique de cabaret. La part belle faîte au piano et à l'harmonica n'y est pas étranger. Le chant traînant n'est pas sans évoqué quelque peu les moments les plus apaisés d'Exile On Main Street des Stones.
A l'image d'Exile, ce Live Music sonne d'ailleurs curieusement comme une récréation pour les Strange Boys ou plutôt comme chaque groupe devrait envisager la musique : enregistrer la musique que l'on aime et advienne que pourra.
Le début de disque est assez bon, voire très bon : "Me & You", "Walking Two By You", les rondeurs de "Doueh" ou le plus enlevé "Punk's Pajama" qui évoque brièvement les Black Lips d'Arabia Mountain.
On est plus circonspect sur la suite. Sans réelle fausse note, les pistes suivantes au delà de leurs qualités propres, comprenez par là qu'elles sont parfaitement exécutés, ne retiennent pas spécialement l'attention, pire s'oublient très vite le disque arrivé à son terme. Il faut dire qu'un titre comme "You & Me" postule pour être un des plus léthargique de l'année tandis que des pistes comme "Omnia Boa" ou "Hidden Meanings" sur lesquels le groupe tente autre chose ne convainquent malheureusement pas.
En fait l'ennui gagne au fur et à mesure que l'on s'avance dans le disque. Les titres s'enchaînent et on ne peut réfréner quelques bâillements.
On ne saurait en vouloir aux Strange Boys d'avoir choisi une autre voie que celles explorer sur leurs deux premiers albums. De même leurs qualités ne sont pas en cause et le groupe a toujours cette étonnante facilité pour trouver des mélodies convaincantes. Mais force est de constater que cela ne fonctionne pas sur ce Live Music finalement trop linéaire et répétitif. Le chant si caractéristique finit même par plomber les compositions et fait sombrer l'auditeur dans l'apathie.
On attendait beaucoup mieux des Strange Boys.
Frank
(http://www.myspace.com/thestrangeboys)
Tracklisting :
01. Me and You
02. Walking Two By Two
03. Doueh
04. Punk's Pajamas
05. You And Me
06. Omnia Boa
07. Mama Shelter
08. Saddest
09. My Life Beats Me
10. Over The River And Through Woulds
11. Right Before
12. Hidden Meanings, Soul Graffiti
13. You Taking Everything For Granite When You're Stone
14. Opus
En écoute ici :
http://grooveshark.com/#/album/Live+Music/7134492
Vidéos :
Le jour ("Me & You")
et la nuit ("You & Me")
13 décembre 2011
21 mai 2010
The Strange Boys - And Girls Club (2009) & Be Brave (2010)
Il fallait bien qu'un jour on se décide à dire deux mots des deux premiers albums des Strange Boys et finir ainsi l'ouvrage entamé par la review de leur excellent concert au Point Ephémère du 08/04 (ici).
Groupe de rock basé à Austin, les Strange Boys déploient un son et un univers assez proche des Black Lips avec lesquels ils partagent le même goût pour un rock frais, percutant, déglingué, désespérément foutraque, avec dans les deux cas un chanteur braillard dont la justesse n'est pas forcément la qualité première... Pourtant la comparaison s'arrêtera là car si les Black Lips orientent leur rock vers des contrées garage, les Strange Boys ont une dimension folk plus affirmée. A tel point d'ailleurs, que le mélange des genres nous avait à la première écoute laissé de marbre. Carrément. Et puis finalement en l'absence de profusion de disques très emballants en ce début d'année, on a eu le temps d'approfondir et de laisser les mélodies des Strange Boys s'insinuer progressivement dans nos esgourdes, y diffuser leurs venins et finalement nous vriller le cerveau au point de nous rendre dépendant de ces compositions hautement addictives.
Le premier album du groupe, And Girls Club, est sans doute le moins abordable du groupe, la faute à une production assez approximative. Le groupe plie l'affaire en trente cinq minutes pour seize morceaux. Autrement dit c'est sans fioritures et bien souvent brillant notamment dans ses deux premiers tiers. Avec des titres de morceaux aussi délicieusement stupides et ironiques que le sont les paroles des morceaux, on prend beaucoup de plaisir tout au long de l'album, une fois passé les fameuses premières écoutes évoquées plus haut.
La ballade déjantée "Woe Is You And Me", le folk de "They're Bulding Death Camps" (quel titre !) qui reprend le riff de "Subterranean Homesick blues" de Dylan, "Should Have Shot Paul" (Lennon aurait apprécié...), "This Girl Taught Me A Dance", "Heard You Wanna Beat Me Up", l'excellente ballade fifties "No Way For A Slave To Behave", les plus péchues "Poem Part" et "To Turn A Tune Or Two" (évoquant King Khan & BBQ Show) sont autant de titres que l'on conseillera ardemment.
Pour autant le groupe peine sur la fin (en gros les cinq derniers morceaux) à trouver un second souffle. Si les morceaux s'écoutent sans déplaisir, on est quand même loin de la qualité des morceaux précités.
Finalement, on finit par comprendre que l'amateurisme à première vue affiché par le groupe n'est qu'une façade et que derrière le côté potache de leurs compositions se cache de véritables pépites folk rock.
Moins d'un an après la sortie de And Girls Club, le groupe va enfoncer le clou avec ce Be Brave, porté par le single du même nom.
Quittant In The Red pour Rough Trade, le groupe a bénéficié à l'évidence de moyens supérieurs et notamment d'une production à la hauteur de leur talent.
Il en résulte un album plus facile d'accès, nettement plus pop et folk que le précédent, sur lequel plane en permanence l'ombre de Dylan.
Dès l'introductif "I See", harmonica, carillon et chant traînant renvoie à l'auteur de Highway 61 Revisited tout comme "Friday In Paris " à la superbe partie d'orgue et "Dare I Say" renvoie à l'oeuvre sixties du sieur Dylan.
Et quand le groupe ne se fait pas folk il opte pour un pop rock ensoleillé, le splendide "Night Might", "Beetween Us", "Da Da". Les Strange Boys manie toujours l'humour à la perfection ("Laught At Sex, Not Her") et il convient de noter que Ryan Sambol, le chanteur à la voix toujours aussi éraillée, a mis quelque peu de côté son côté braillard pour laisser place à plus de subtilités. Toutefois le côté assez geignard de certaines compositions en fin d'album (décidemment le groupe a quelques difficultés à finir ses albums) peut en agacer plus d'un ("All You Can Hide Inside" ; "The Unsent Letter").
Si ce Be Brave n'est pas la tuerie annoncée, n'éxagérons pas, force est de reconnaître qu'il confirme l'impression laissée avec And Girls Club, celle d'un groupe pétri de talent.
Alors c'est sur on peut regretter que le groupe n'est pas complètement transformé l'essai, selon la formule consacrée, sur cette deuxième livraison. Mais bon au vu de la qualité de la majorité des titres présentés là, on peut bien attendre encore un peu.
Les Strange Boys sont fait pour durer. Du moins on, l'espère.
Frank
(http://www.myspace.com/thestrangeboys)
And Girls Club sur deezer :
http://www.deezer.com/fr/#music/the-strange-boys/the-strange-boys-and-girls-club-404027
Tracklisting :
And Girls Club :
1. Woe Is You And Me
2. They're Building The Death Camps
3. Should Have Shot Paul
4. Mlks
5. This Girl Taught Me A Dance
6. For Lack of a Better Face
7. Heard You Wanna Beat Me Up
8. No Way For a Slave To Behave
9. Poem Party
10. To Turn a Tune or Two
11. Most Things
12. A Man You've Never Known
13. Then
14. Who Needs Who More
15. Probation Blues
16. Death and All The Rest
Be Brave :
1. I See
2. A Walk on the Bleach
3. Be Brave
4. Friday in Paris
5. Between Us
6. Da Da
7. Night Might
8. Dare I Say
9. Laugh at Sex, Not Her
10. All You Can Hide Inside
11. The Unsent Letter
12. You Can't Only Love When You Want To
Quelques vidéos :
Le premier album du groupe, And Girls Club, est sans doute le moins abordable du groupe, la faute à une production assez approximative. Le groupe plie l'affaire en trente cinq minutes pour seize morceaux. Autrement dit c'est sans fioritures et bien souvent brillant notamment dans ses deux premiers tiers. Avec des titres de morceaux aussi délicieusement stupides et ironiques que le sont les paroles des morceaux, on prend beaucoup de plaisir tout au long de l'album, une fois passé les fameuses premières écoutes évoquées plus haut.La ballade déjantée "Woe Is You And Me", le folk de "They're Bulding Death Camps" (quel titre !) qui reprend le riff de "Subterranean Homesick blues" de Dylan, "Should Have Shot Paul" (Lennon aurait apprécié...), "This Girl Taught Me A Dance", "Heard You Wanna Beat Me Up", l'excellente ballade fifties "No Way For A Slave To Behave", les plus péchues "Poem Part" et "To Turn A Tune Or Two" (évoquant King Khan & BBQ Show) sont autant de titres que l'on conseillera ardemment.
Pour autant le groupe peine sur la fin (en gros les cinq derniers morceaux) à trouver un second souffle. Si les morceaux s'écoutent sans déplaisir, on est quand même loin de la qualité des morceaux précités.
Finalement, on finit par comprendre que l'amateurisme à première vue affiché par le groupe n'est qu'une façade et que derrière le côté potache de leurs compositions se cache de véritables pépites folk rock.
Moins d'un an après la sortie de And Girls Club, le groupe va enfoncer le clou avec ce Be Brave, porté par le single du même nom.Quittant In The Red pour Rough Trade, le groupe a bénéficié à l'évidence de moyens supérieurs et notamment d'une production à la hauteur de leur talent.
Il en résulte un album plus facile d'accès, nettement plus pop et folk que le précédent, sur lequel plane en permanence l'ombre de Dylan.
Dès l'introductif "I See", harmonica, carillon et chant traînant renvoie à l'auteur de Highway 61 Revisited tout comme "Friday In Paris " à la superbe partie d'orgue et "Dare I Say" renvoie à l'oeuvre sixties du sieur Dylan.
Et quand le groupe ne se fait pas folk il opte pour un pop rock ensoleillé, le splendide "Night Might", "Beetween Us", "Da Da". Les Strange Boys manie toujours l'humour à la perfection ("Laught At Sex, Not Her") et il convient de noter que Ryan Sambol, le chanteur à la voix toujours aussi éraillée, a mis quelque peu de côté son côté braillard pour laisser place à plus de subtilités. Toutefois le côté assez geignard de certaines compositions en fin d'album (décidemment le groupe a quelques difficultés à finir ses albums) peut en agacer plus d'un ("All You Can Hide Inside" ; "The Unsent Letter").
Si ce Be Brave n'est pas la tuerie annoncée, n'éxagérons pas, force est de reconnaître qu'il confirme l'impression laissée avec And Girls Club, celle d'un groupe pétri de talent.
Alors c'est sur on peut regretter que le groupe n'est pas complètement transformé l'essai, selon la formule consacrée, sur cette deuxième livraison. Mais bon au vu de la qualité de la majorité des titres présentés là, on peut bien attendre encore un peu.
Les Strange Boys sont fait pour durer. Du moins on, l'espère.
Frank
(http://www.myspace.com/thestrangeboys)
And Girls Club sur deezer :
http://www.deezer.com/fr/#music/the-strange-boys/the-strange-boys-and-girls-club-404027
Tracklisting :
And Girls Club :
1. Woe Is You And Me
2. They're Building The Death Camps
3. Should Have Shot Paul
4. Mlks
5. This Girl Taught Me A Dance
6. For Lack of a Better Face
7. Heard You Wanna Beat Me Up
8. No Way For a Slave To Behave
9. Poem Party
10. To Turn a Tune or Two
11. Most Things
12. A Man You've Never Known
13. Then
14. Who Needs Who More
15. Probation Blues
16. Death and All The Rest
Be Brave :
1. I See
2. A Walk on the Bleach
3. Be Brave
4. Friday in Paris
5. Between Us
6. Da Da
7. Night Might
8. Dare I Say
9. Laugh at Sex, Not Her
10. All You Can Hide Inside
11. The Unsent Letter
12. You Can't Only Love When You Want To
Quelques vidéos :
Publié par
Frankystooge
Aucun commentaire:
21 avril 2010
Strange Boys - Point Ephémère (08/04/10)
Les Strange Boys c'est le genre de groupe qui actuellement divise vos chers chroniqueurs. Alors que nous nous accordons tous à reconnaître que ces américains ont du talent à revendre, force est de constater que l'on ne sait si on doit les vénérer ou les détester. Ni plus, ni moins. Le rapport amour/haine est à n'en pas douter la résultante du style génialement foutraque du groupe.
A la manière des Black Lips, les Strange Boys proposent en effet des morceaux dont à de rares exceptions près, semble exclus toute tentative de construction. Mais c'est aussi ce qui fait le charme du groupe.
Alors qu'y a t'il derrière le single flamboyant "Be Brave" ? Un vrai groupe ou une supercherie ?
Le concert de ce soir était l'occasion d'y répondre.
La première partie fut assuré par un groupe français, Beat Mark (http://www.myspace.com/beatmark) qui semble vouer un culte aux Pixies, Cure et autre Raveonettes. L'ensemble est plus que présent, on sent que le groupe a un réel potentiel qui ne demande qu'à s'exprimer.
Toutefois, l'inégale qualité des compositions (certaines peinant à se démarquer des groupes sus cités) démontre que le groupe doit encore peaufiner ses compositions.
Autre réflexion, on a eu parfois l'impression que chaque musicien jouait un peu de son côté sans vraiment que l"on ressente une réelle cohésion. Il faudra par exemple attendre le dernier morceau pour voir ces derniers s'échanger quelques regards, quelques sourires. Un peu moins mécanique, un peu plus de folie et on est prêt à miser quelques pièces sur ce groupe.
A suivre donc.
Puis vint le tour des Strange Boys (http://www.myspace.com/thestrangeboys), et disons le d'emblée, le groupe nous a enthousiasmé et totalement convaincu. Les compositions de And The Girls Club et Be Brave prennent une autre ampleur sur scène où ils sont(fatalement) joué avec un son plus chaleureux, qui tranche notamment avec le son souvent rachitique du premier album.
Ce qui frappe en premier lieu c'est le côté dylanien des compositions que l'on avait peu perçu de prime abord sur disques. Là la filiation est assez frappante même s'il s'agit de folk comme en jouerait Pavement ou Guided By Voices s'ils reprenaient Dylan... On parle des Strange Boys quand même... D'ailleurs ces derniers ne perdent rien sur scène de leur côté foutraque, je-m'en-foutiste même, qui finalement leur va si bien. Le single "Be Brave" vite expédié en début de set, le groupe a enchaîné les perles des deux premiers albums avec vigueur et précision.
Ensuite l'autre enseignement de ce concert c'est que les Strange Boys sont un vrai groupe, chaque musicien y trouvant sa place, se mettant au service des compositions. Le contraste avec Beat Mark est à cet égard saisissant.
Au final, on a été bluffé par ce groupe hors-norme qui avec une certaine nonchalance, et une évidente facilité, remporte aisément le test de la scène. Mieux ce concert va sans doute nous permettre de réévaluer à la hausse les disques du groupe. On en reparle bientôt.
Frank & Mr Pop
A la manière des Black Lips, les Strange Boys proposent en effet des morceaux dont à de rares exceptions près, semble exclus toute tentative de construction. Mais c'est aussi ce qui fait le charme du groupe.
Alors qu'y a t'il derrière le single flamboyant "Be Brave" ? Un vrai groupe ou une supercherie ?
Le concert de ce soir était l'occasion d'y répondre.
La première partie fut assuré par un groupe français, Beat Mark (http://www.myspace.com/beatmark) qui semble vouer un culte aux Pixies, Cure et autre Raveonettes. L'ensemble est plus que présent, on sent que le groupe a un réel potentiel qui ne demande qu'à s'exprimer.
Toutefois, l'inégale qualité des compositions (certaines peinant à se démarquer des groupes sus cités) démontre que le groupe doit encore peaufiner ses compositions.
Autre réflexion, on a eu parfois l'impression que chaque musicien jouait un peu de son côté sans vraiment que l"on ressente une réelle cohésion. Il faudra par exemple attendre le dernier morceau pour voir ces derniers s'échanger quelques regards, quelques sourires. Un peu moins mécanique, un peu plus de folie et on est prêt à miser quelques pièces sur ce groupe.
A suivre donc.
Puis vint le tour des Strange Boys (http://www.myspace.com/thestrangeboys), et disons le d'emblée, le groupe nous a enthousiasmé et totalement convaincu. Les compositions de And The Girls Club et Be Brave prennent une autre ampleur sur scène où ils sont(fatalement) joué avec un son plus chaleureux, qui tranche notamment avec le son souvent rachitique du premier album.
Ce qui frappe en premier lieu c'est le côté dylanien des compositions que l'on avait peu perçu de prime abord sur disques. Là la filiation est assez frappante même s'il s'agit de folk comme en jouerait Pavement ou Guided By Voices s'ils reprenaient Dylan... On parle des Strange Boys quand même... D'ailleurs ces derniers ne perdent rien sur scène de leur côté foutraque, je-m'en-foutiste même, qui finalement leur va si bien. Le single "Be Brave" vite expédié en début de set, le groupe a enchaîné les perles des deux premiers albums avec vigueur et précision.
Ensuite l'autre enseignement de ce concert c'est que les Strange Boys sont un vrai groupe, chaque musicien y trouvant sa place, se mettant au service des compositions. Le contraste avec Beat Mark est à cet égard saisissant.
Au final, on a été bluffé par ce groupe hors-norme qui avec une certaine nonchalance, et une évidente facilité, remporte aisément le test de la scène. Mieux ce concert va sans doute nous permettre de réévaluer à la hausse les disques du groupe. On en reparle bientôt.
Frank & Mr Pop
Publié par
Frankystooge
Aucun commentaire:
Inscription à :
Articles (Atom)
