25 octobre 2016

Qualité Made In France - Acte XVI Spécial Cojones

Domadora - The Violent Mystical Sukuma (2016)

"Hypnosis" le titre qui ouvre The Violent Mystical Sukuma deuxième album du trio Domadora dévoile un titre instrumental sur lequel le groupe laisse libre cours à leurs envies jammesques au gré d'un morceau d'obédience stoner... Dis ainsi, le cocktail proposé par les Domadora semble présenter quelques similitudes avec celui des illustres Karma To Burn. Ce serait faire néanmoins injure aux Domadora qui ont pour eux quelques talents singuliers qui les démarquent des texans même si leur influence sur ce "Hypnosys" est patente.
Dans le son tout d'abord puisque les Domadora n'hésitent pas à donner dans le heavy ("Jack Tripping") ou à matinée le tout d'effluves psyché histoire de varier les plaisirs.
Ainsi "Indian Depression" paye son dû à Black Sabbath tandis que "Rocking Crash Hero" leur permet de donner dans un heavy rock de facture plus classique mais tout aussi efficace.
Ensuite, même si "Hypnosis" et "Solarium" pourraient donner l'illusion de jams interminables au vu de leur durée (respectivement douze et seize minutes) et de leur côté exclusivement instrumentales, les Domadora ont pour eux une maîtrise incroyable des tempos, une capacité à relancer la machine quand celle-ci menace de se gripper. Pour faire simple, les Domadora jouent juste et ne se perdent jamais en route, écueil principal de l'exercice.
Résultat, ce The Violent Mystical Sukuma est un disque d'une grande efficacité (la géniale "Girl With A Pearl Earing"), au son parfait (le disque est enregistré pour partie en studio et pour partie à l'Auditorium du Louvres), puissant et équilibré qui devrait plus que contenter les amateurs du genre.
On vous cache pas que l'on a découvert les Domadora avec cet album et que l'on regrette d'être passé à côté de leur premier effort, Tibetan Monk, qui semble valoir lui aussi le détour.
Les Domadora sont assurément une valeur sûre du genre.




11 Louder - Monkey Business (2016)

On reste dans le solide avec le premier album des speedrockers dijonnais de 11 Louders. Douze titres dans la grande tradition du genre qui, là où il est, doivent faire frémir de plaisir la moustache de feu Lemmy ou lui mettre la banane, ce qui ma foi serait fort a propos.
Mais revenons à nos dijonnais qui offre là du bien bel ouvrage, et comme leurs voisins de Iron Bastards s'y entendent pour faire du neuf avec du vieux.
Riffs bien secs, rythmique aux petits oignons, et un chanteur convaincant dans son rôle de hurleur, les 11 Louder enquillent les perles : "Louder Than 11", "Queen Of Spanking", "User Guide", l'hymne "Crazy Teenagers", "The Song Of The Man" sont des modèles du genres.
Mais ils savent aussi varier les plaisirs et jouer remarquablement sur les variations de tempo comme sur "Magic Fluid", la remarquable "This Is My...", le groovy (si si) "Never Rest", tout comme donner dans le très lourd ("Buckle Up!") avec la même réussite.
On avait pas entendu parler du groupe auparavant, pourtant fort de quelques EPs en six ans d'existence, mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'après ce Monkey Business on a pas envie de lâcher l'affaire.



Eight Of Spades - Ten Years Of Fucking Rock N Roll (2016)

Vous reprendrez bien un peu de speedrock ? Comme les 11 Louders, les Eight Of Spades ont biberonné sévère au Motörhead étant jeune, et goulûment serait-on tenté de dire à l'écoute des dix titres de ce Ten Years Of Fucking Rock N Roll. Le côté plus heavy de certains titres nous a rappelé également Vulcain qui déjà en leur temps présentait quelques similitudes avec la bande à Lemmy.
Signalons également que les Eight Of Spades ne sont pas les perdreaux de l'année, puisque cet album est le troisième en dix ans pour la formation du Val d'Oise.
Résultat on a affaire à un album carré, précis et efficace, un album sans prise de tête, jamais démonstratif, qui contient son lot de titres marquants : "One Beer Baby", "The Dead Man's Head", "Go!" ou "Ten Years Of Fucking Rock N Roll".
Pour fans de rock saignant.



Iron Lizards - Red EP (2016)

Une fois n'est pas coutume, on ne vas pas parler d'un disque sorti physiquement mais d'une découverte bandcamp (a priori quelques K7 sont vendus lors de leurs concerts, à vérifier)(1).
Un power-trio qui affiche tout au long de cet EP, un réel savoir-faire. Entre speed et punk rock à la Hellacopters, les six titres sont autant d'uppercut en pleine face, six titres d'un rock and roll généreux qui s'il n'invente rien, se réinvente bien. Une preuve supplémentaire qu'avec talent et conviction on arrive toujours à satisfaire son monde.
La qualité de titres comme "Ladies Night In Hell", "Midnight Queen", "My Dad Was A Race Car Driver" ou le final "Döppleganger", devraient inciter un label bien intentionné à se pencher très vite sur ce groupe.
Sinon c'est à désespérer.

(1) EDIT : Les K7 sont sorties sur le label allemand Janml Records (100 copies)
janmlrecords.bigcartel.com/product/iron-lizards-red-ep-yellow-tape-downloadcode




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