22 juin 2016

The Two Tens - Volume (2016)

Duo venu de Los Angeles, les Two Tens ont sorti en février leur premier album chez Ugly Sugar Records. Pour ce premier effort, Adam Bones (guitare / chant) et Rikki Styxx (batterie) ont pu enregistrer leurs morceaux avec le producteur Bruce Duff connu entre autre pour être l'actuel guitariste des Streetwalkin’ Cheetahs et surtout bénéficier du mixage du légendaire Jim Diamond. Ajoutez à cela une pochette signée Stephen Blickenstaff (la pochette de Bad Music for Bad People des Cramps c'est lui) et avouez que cela ne pouvait que susciter notre intérêt !

Mais trêve de bavardages et abordons l'essentiel : la musique.
Et de ce côté là c'est sans fioritures, nos deux larrons œuvrant dans un garage punk abrasif et mélodique (si si c'est possible). Car Adam Bones et Rikki Styxx, s'ils maîtrisent à la perfection les codes du genre, ne sacrifient jamais la mélodie sur l'autel de la fuzz. Et c'est ce qui provoque en partie un immense capital sympathie malgré une formule fatalement minimaliste et éprouvée par tant d'autres.
Dès le début de l'album, le duo envoient trois brûlots histoire de bien poser les bases : "Scene", "Ella Don't Like My Hat" et "Watching Me" qui les voient évoluer dans un style direct et efficace proche de ce propose The Hussy, autre duo américain frondeur.
La suite les voient varier les plaisirs. Ainsi si "Sweet As Pie" aux allures de tube imparable les placent comme les lointains rejetons des Ramones, "Dreams" par son approche plus roots évoque quelque peu un groupe comme les 22-20's (et c'est plutôt un compliment), tandis que "Rush Out" plus bas du front emprunte son tempo frénétique au mouvement hardcore. Des titres comme "Care At All" ou la superbe "I Can't Win" souligne le soin apporté à la mélodie. Sur ce dernier titre il ne manque d'ailleurs que les gabba gabba hey !
Et c'est ainsi tout au long de ce disque court, à peine plus d'une demi-heure, et intense. La pression ne retombant jamais, même sur "Breathe" qui passé une intro quasi bucolique, dévoile un titre qui n'aurait pas dépareillé sur Bleach de Nirvana.

Au final vous l'aurez compris on passe un très bon moment en compagnie de nos deux californiens, qui offre avec ce Volume, un premier album hautement recommandable qui, s'il manque peut-être de personnalité, contient suffisamment d'attraits pour convaincre l'amateur du genre.

Frank

Tracklist :
1. Scene
2. Ella Don’t Like My Hat
3. Watching Me
4. Sweet As Pie
5. Dreams
6. Rush Out
7. Care At All
8. Life
9. I Cant Win
10. You Want It All
11. Can’t Pull Through
12. Breathe


Audio et vidéo :


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