25 février 2016

The Mantles - All Odds End (2015)

Les Mantles aiment prendre leur temps. Si quatre ans séparaient leur premier album de l'excellent Long Enough To Leave, il aura fallu attendre deux ans pour pouvoir écouter, All Odds End son successeur.
Au vu de la qualité des précédents enregistrements du groupe, on ne va pas vraiment s'en plaindre.
A la première écoute on sera rassuré de constater que le groupe n'a pas changé grand chose à sa formule et qu'ils la maîtrisent toujours à la perfection. Toujours cette délicieuse indie pop jangly à mi chemin entre le Paisley Underground et les groupes du label Flying Nun qui ravira celles et ceux qui avaient succombé à la puissance mélodique de Long Enough To Leave.

Pour autant, en prêtant l'oreille on constatera ça et là quelques changements.
A la production le travail de Jason Quever donne une coloration plus eighties qui les rapproche quelque peu, en moins décalé, des Sonny And The Sunsets (Carly Putnam en profite pour prendre toute sa place au sein du lineup).
Ensuite, Michael Olivares occupe cette fois seul le chant, point de voix en écho de la part de Virginia Weatherby. Résultat le chant se fait moins distancié, plus percutant si tant est que cela est un sens quand on parle du timbre d'Olivares.
Tous ces éléments finalement pas si anodins concourent à faire de ce disque un album plus immédiat que son prédécesseur, un album qui tourne régulièrement sur nos platines avec un plaisir sans cesse renouvelé.

Introduit par un tube en puissance ("Island"), All Odds End regorge de pépites en tous genres dans des styles assez variés.
Après avoir enquillé deux autres titres tambour battant ("Lay It Down" ; "Police My Love"), le groupe pose ainsi un "Hate To See You Go" basse en avant du plus bel effet (tenue par le nouveau venu Matt Bullimore), avant de prendre ses aises sur "Lately" très belle ballade acoustique annonciatrice d'un tournant. Le disque multiplie ensuite les pistes plus mélancoliques, avec la même aisance ("Doorframe" , "Undelivered", "Best Sides").
"Stay" reprend des couleurs et conclue l'album sur une note plus catchy.

Au final, si on fait la fine bouche, ce disque n'a qu'un seul réel défaut : sa durée. Le plaisir d'écoute est telle qu'on aurait aimé en écouter plus.
Croisons les doigts pour que l'on ne soit pas obligé d'attendre deux ou quatre ans pour écouter les nouvelles aventures du groupe.

Frank

Tracklisting :
1-Island
2-Lay It Down
3-Police My Love
4-Hate To See You Go
5-Lately
6-Doorframe
7-Time To Come Away
8-Undelivered
9-Best Sides
10-Stay


Audio et vidéo :






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