20 octobre 2014

Black Pistol Fire - Hush Or Howl (2014)

Duo canadien composé de Kevin McKeown au chant et à la guitare et de Eric Owen à la batterie, les Black Pistol Fire avait surpris leur monde en 2011 avec un premier album bluffant, alliant concision et efficacité. Un disque truffé de riffs marquants et de morceaux qui l'étaient tout autant.
Et puis on avait un peu perdu de vue le duo. McKeown et Owen ont pourtant sorti un autre album toujours chez Rifle Bird records, Big Beat '59 en 2012 mais accaparé que nous sommes, ce dernier n'était pas arrivé jusqu'à nos esgourdes (oui on sait c'est pas une excuse). On avait même cru que le groupe avait splitté jusqu'à ce que l'on apprenne qu'un nouvel album allait sortir chez Modern Outsider et qu'une version vinyle suivrait chez Casbah Records !
L'occasion est donc belle de rattraper le temps perdu, surtout que ce Hush Or Howl fait la démonstration que le duo n'a rien perdu de sa superbe.

Musicalement on se situerait quelque part entre Black Keys / White Stripes des débuts et les non moins estimables Henry's Funeral Shoe. Du punk blues, comme disent les américains, diablement efficace en prime.
McKeown est toujours ce guitariste inspiré que l'on avait découvert en 2011 capable de fulgurances, de riffs mémorables tandis que son compère Owen à la batterie fait toujours parler la poudre, répondant systématiquement à son compère. Un batteur qui tout en tirant lui aussi son épingle du jeu réussi à maintenir ce Hush Or Howl à un haut niveau d'intensité.

Sur ce disque court (à peine plus de trente minutes), le groupe livre onze titres fulgurants, sans aucune faiblesse et enfile les perles avec une facilité déconcertante : "Alabama Cold Cock", "Dimestore Heartthrob", "Baby Ruthless", "Hipster Shakes", "Blue Eye Commotion"  sont autant de pistes marquantes à ranger au côtés des "Suffocation Blues", "Jezebel Stomp" ou  autre "Bottle Rocket" de leur premier effort. Le duo distille un groove imparable sur certains titres et fais preuve d'une plus grande maîtrise encore que par le passé.

Preuve s'il en est que le groupe en a sous le pied, il livre également deux variations, deux pauses dans ce déferlement de morceaux de bravoure : "Your Turn To Cry" joué au banjo et le plus folk "Grease My Wheel" qui conclue sur une note plus bucolique, un excellent album.

 Un retour qui ne fait que confirmer tout le bien que l'on pensait d'eux en 2011. Dans leur créneau ils sont clairement dans le haut du panier.
Avis aux amateurs, ce disque est un des meilleurs de l'année.

Frank

Tracklisting :
01- Alabama Cold Cock
02-Dimestore Heartthrob
03-Baby Ruthless
04-You Turn To Cry
05-Hipster Shakes
06-Run Rabbit Run
07-Honeydripper
08-Blue Eye Commotion
09-Hush
10-Show Pony
11-Grease My Wheel

Audio et vidéo :





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