26 novembre 2008

The Vines - Melodia (2008)

Les Vines ne seront jamais un grand groupe de rock et ne révolutionneront pas la musique... Pourtant on a toujours eu beaucoup de sympathie pour nos australiens emmenés par le doux cinglé Craig Nicholls (à sa décharge il souffre du syndrome d'Asperger).
Highly Evolved (2002) apportait un peu de fraîcheur et touchait souvent sa cible malgré sa formule simpliste empilant tantôt des pépites pop sous influence Beatles et tantôt des giclées de rock and roll que l'on a un peu hâtivement comparé à Nirvana... Winning Days (2004) avait vite fait retomber le soufflé, le groupe se bornant à réitérer la formule du premier album mais cette fois sans magie (à l'exception des sympathiques "Ride" ou "F.T.W."). Alors que l'on attendait plus rien, Vision Valley (2006) nous a agréablement surpris, le groupe apparaissait plus recentré, sans doute plus concerné sur leur sujet, sensation confortée par la durée de l'album : à peine plus d'une demi-heure et des morceaux ne dépassant guère trois minutes.
Et voilà que débarque ce Melodia. Tout d'abord même constat : l'album est vite expédié puisque seul un morceau dépasse les trois minutes. Malheureusement le contenu est loin d'être aussi bon que sur Vision Valley. Insipide serait un terme plus approprié...
Même les morceaux les plus péchus n'échappe pas à la médiocrité. Ainsi avec "Get Out" le groupe ne se foule pas puisqu'il s'agit d'un simple décalque de "Get free" présent sur Highly Evolved. "Hey", "Scream" ou surtout "Braindead" sont au mieux pénibles...
Et que dire des morceaux plus calmes! On nous refait le coup du "Autumn Shade" (sur Highly Evolved et Winning Days) avec un "A.S. III" qui ne provoque que bâillements alors que "He's A Rocker" tourne en rond.
De ce désastre symbole du pire je-m'en-foutisme qui semble désormais habité Craig Nicholls et sa bande, on sauvera trois morceaux :
"Manger" à la basse vrombissante et à l'ambiance pesante montre que le groupe conserve un certain talent ; "Orange Amber" très Beatles est assez excellent, il faut en convenir.
Mais la magie opère vraiment sur "True As The Night" qui sur plus de six minutes voit le groupe se lancer dans une merveille de pépite pop où choeurs et guitares sèches font merveille avant que les guitares n'achèvent l'auditeur. Un morceau comme seul un Oasis en grande forme pouvait en écrire jusqu'à présent.

Au final cet album de 14 morceaux pour un peu plus de trente minutes n'occasionne que l'ennui. Seuls les trois morceaux précités sortent l'auditeur de sa torpeur.
4 albums, 2h15 de musique en 6 ans... Le best of risque d'être l'album à avoir...
A oublier donc...

(Mr Rock)

(http://www.myspace.com/thevines)

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