Yummy ! C'est le retour de Karma To Burn ! Planquez-vous les amoureux de la ritournelle pop, c'est pas l'heure de minauder...On sort la platine, on pose le disque, on monte le son et c'est parti pour de l'instru violent, groovy, dark et qui fait mal à la nuque.
Soit, la recette est toujours la même. Ok. Les deux canopées de leur discographie, à savoir Wild Wonderful Purgatory et Almost Heathen seront encore une fois inatteignables. Ok, ok, ok...Faisons fi de ces rodomontades et, par les cornes de Belzebuth ! reconnaissons que ce sixième album studio de K2B est clairement de la belle ouvrage, du pur stoner à ranger un cran au dessus de leur précédent, V.
Les huit pistes sont intitulées - as usual - par des nombres dans le désordre et ça débute par "57" : gros son, prod' qui fait la part belle au nouveau batteur (Evan Devine en remplacement de Rob Oswald) qui fracasse ses fûts juste comme il faut...Ouch, d'emblée, on a le sourire aux lèvres. Le batteur a changé, mais également le bassiste : Robert Halkett remplace Rich Mullins. Le guitariste William Mecum demeure donc le seul survivant du trio originel. Sur cette face A, pas de doute, notre préférence se porte sur "54" qui nous percute de plein fouet par sa rythmique imparable et ses guitares tranchantes au possible, un titre présent (avec "53") sur un EP paru en 2013 sur le label Heavy Psych Sounds.
La face B persiste dans l'homogénéité de la face A : les instrus s'enchaînent, formant un disque dense, sans fioritures ni la moindre envie de changer leur formule marquée au fer rouge. On pourra toutefois noter un bref hiatus au début de "59" - la dernière piste - avec un extrait du légendaire film de Leone, The Good The Bad and The Ugly. Clin d'oeil appuyé au titre du disque, "Arch Stanton", vous savez, dans le cimetière, le nom marqué sur la tombe à côté de laquelle...Allez, je vous laisse revoir le film.
Et puis, in fine, comment ne pas s'ébaubir devant le magnifique artwork de la pochette du disque, rendant l'acquisition du vinyle - s'il est nécessaire de le préciser - indispensable ?
Album stoner de l'année, nous verrons, toujours est-il que Karma To Burn a sorti en ce 15 août une bien belle galette...Et on les attend de pied ferme dans l'hexagone pour juger sur scène la nouvelle formation !
Rick.
Tracklisting:
1. Fifty Seven
2. Fifty Six
3. Fifty Three
4. Fifty Four
5. Fifty Five
6. Twenty Three
7. Fifty Eight
8. Fifty Nine
Audio et vidéo :
29 août 2014
23 septembre 2012
Concerts : La rentrée scolaire de RPM
L'été en dent de scie passé (1), il était temps de se reprendre en main et arpenter les salles parisiennes pour des affiches plus alléchantes les unes que les autres...
~~~~ KARMA TO BURN (13/09/2012 - Glazart) ~~~
Après avoir explosé leur auditoire aux Combustibles le 5 avril dernier (2), les hérauts du stoner remettent le couvert au Glazart, porte de la Villette. Après la dégustation de trois pintes de blondes parfaitement dégueulasses et la sympatique mise en jambe des texans ZZtopiens de Honky, nous prenons notre dose en bon junky du stoner que nous sommes...Et le trip fut énorme. Une baffe sonore monstrueuse qui ravage tout sur son passage, laissant notre nuque dans un état chaotique. Moins de monde qu'aux Combus, moins d'ambiance peut être...Mais un son largement supérieur permettant de profiter pleinement du formidable groove de KTB ! N'oublions pas le bon esprit de ce trio avec le serrage de paluches à la fin du concert...Rien à redire, ce groupe est juste intouchable
~~~ KING TUFF (18/09/2012 - Point Ephémère) ~~~
Après un deuxième album absolument génial (3), le sosie - version gringalet - du pote barbu de JCVD dans Bloodsport est venu défendre ses mélodies entêtantes sur la scène du Point FMR. Une excellente prestation avec un son au poil, un public conquis d'avance et une ambiance faisant plaisir à voir, à l'image du sémillant Magic Mike à la basse, visiblement ravi de l'accueil. Mêlant le meilleur des deux albums (il se murmure que Was Dead serait réédité...), le groupe a enquillé tube sur tube pour un public qui n'en espérait sans doute pas tant (Freak When I'm Dead, Loser's wall, Anthem, Alone & Stoned, Keep On Moving, Bad Thing, Stranger... on arrête là ?).
Encore une fois, notons la cordialité des musicos se prêtant aux séances photo de smartphones à la sortie de la salle devant les quais.
~~~ FU MANCHU (19/09/2012 - La Maroquinerie) ~~~
C'est la crise ma pauv' dame, faut bien payer ses impôts ! Exactement ce qu'a dut se dire Scott Hill avant de remonter Fu Manchu pour les quinze ans de The Action Is Go (4) Un album que le groupe réédite enfin dans un splendide double LP coloré et qu'il vient rejouer en intégralité ! Et bien on est fier et heureux d'avoir contribué à notre maigre échelle à remplir leurs poches. Car Fu Manchu est un groupe généreux en plus d'être toujours aussi solide et efficace. C'est simple le temps ne semble pas avoir de prise sur eux (enfin sur lui, le line up n'étant pas celui présent du temps de ce glorieux album). The Action Is Go en intégralité et un rappel comprenant In My Head, Mongoose et surtout le superbe Godzilla (reprise de Blue Oyster Cult – album Spectres)... c'est avec un sourire jusqu'aux oreilles que l'on regagnera nos pénates.
Rick et Frank
(1) bon on a quand même eu le temps de revoir les Jacuzzi Boys au Nouveau Casino ainsi que de faire un tour à Rock En Seine, pour une 2e journée marquée par la prestation ébouriffante d'Eagles Of Death Metal.
(2) http://rawpowermagazine.blogspot.fr/2012/04/karma-to-burn-black-bombaim-hag-les.html
(3) http://rawpowermagazine.blogspot.com/2012/07/king-tuff-st-2012.html
(2) http://rawpowermagazine.blogspot.fr/2012/04/karma-to-burn-black-bombaim-hag-les.html
(3) http://rawpowermagazine.blogspot.com/2012/07/king-tuff-st-2012.html
(4) on est un peu cynique, le groupe nous ayant déjà rendu visite en 2010 à la Boule Noire mais ils avaient alors un nouvel album sous le bras, Signs of Infinite Power.
Publié par
Frankystooge
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6 avril 2012
Karma To Burn / Black Bombaim / Hag (Les Combustibles - 05/04/2012)
Ah ! Du stoner...un style qui ne fait pas dans la dentelle, une volonté d'aller chercher la brute qui sommeille en nous au moyen d'une palanquée de riffs à l'efficacité redoutable. Mais lorsqu'un groupe se veut purement instrumental, on marche sur la corde raide, l'ennui poli tapi en embuscade est prêt à fondre sur nous...
Hé ! Karma To Burn, quoi ! A ce nom prononcé, ma place fut acquise et rendez-vous fut prit aux Combustibles, salle de concert à deux pas de poivrot de gare de Lyon. L'endroit est petit et la scène n'a pas d'estrade...dommage pour les « tailles moyennes » de mon acabit. J'avais beau me trouver à cinq ou six mètres des médiators en action, je ne pus absolument rien voir...Mais qu'importe ! Le son avant tout, non ? J'y viens. Mais commençons par le commencement.
Chargés d'ouvrir les hostilités, les suédo-hongro-anglais (excusez du peu) de Hag vont balancer un set tout en breaks et en vocaux imbitables puisque peu audibles. La salle est vraiment clairsemée, les quelques têtes présentes remuent un peu, le groupe n'est pas à jeter aux orties mais je n'accroche pas plus que ça. Une entrée en matière sympathique qui permet de se glisser doucement dans le bain en commençant par les orteils.
Le temps de choper une Orval au bar, c'est au tour des portugais de Black Bombaim de brancher les guitares. Black Bombaim ! J'avais au préalable écouté leur disque, « Saturdays & Space Travels »...Juste deux faces de 19 minutes 47 chacune pour un tourbillon ininterrompu de soli de six-cordes psychédéliques. Pour le coup, un album qui invite l'auditeur à fermer les volets, monter le son à fond, brûler de l'encens et se rouler nu sur un sol couvert de tessons de bouteilles qu'il viendrait d'éclater en hurlant d'un rire de dément. Un album qui n'offre aucun répit, une gifle sonore qui ne prête pas – mais alors vraiment pas – à l'écoute distraite en fond pour un repas de famille (à moins que votre famille soit celle de The Texas Chainsaw Massacre). J'étais donc assez impatient de voir ce que ça pouvait donner sur scène, le risque à craindre étant un mauvais réglage impliquant une bouillie de sons insupportables. Ce ne fut pas le cas. Après une courte introduction de quelques minutes, le reste de leur set ne fut qu'un seul et unique « morceau », étouffant l'auditoire prit à la gorge par ce déluge de fuzz que rien ne semblait pouvoir arrêter. Forcément, le côté jusqu'au boutiste de la chose en laissa sur le carreau, quelques brebis égarés se mettant même à bailler en réfléchissant probablement à leur prochaine liste de course.
Perso, je suis donc rentré dans le trip...Et je ne fus pas le seul, puisque le groupe reçut une salve d'applaudissements très convaincante (mais pas jusqu'à demander un rappel, hein...).
J'en profite pour me frayer un passage - oui, pour Black Bombaim, la salle s'était remplie jusqu'à déborder - jusqu'au bar. Notons la carte très sympa des Combustibles qui propose des ti punchs avec du Père Labat (!), de bonnes bières et...du vieux rhum Karukera sur lequel je me rabattis non sans délice. Ah c'est sûr que boire du vieux rhum à un concert de stoner, c'est...comment dire...décalé ? (et cela prouve bien que je n'ai plus vingt ans...même s'il est clair que la majeure partie du public s'avance tranquillement vers la trentaine).
Allez, pas le temps de tergiverser, Karma To Burn procède à quelques réglages (z'auraient dû prendre un peu plus de temps, diront les bougons). L'auditoire trépigne, ça jubile d'avance et on entend beugler « Twenty » dans un coin. Et boum ! C'est parti pour un set de plus d'une heure d'un stoner instrumental avec des riffs en or massif. C'est peu de dire que l'ambiance est là. Les premiers rangs se jettent les uns contre les autres, les chocs d'épaules sont en rythme avec les fûts fracassés avec rage par le batteur. On n'est là pour voir l'un des (le ?) plus grands groupe de stoner qui soit et on va en avoir pour notre argent. Leurs meilleurs morceaux s'enchaînent et on headbange sous les assauts de leur groove assassin, c'est un véritable exécutoire qui fait méchamment du bien. Les premiers slammeurs ne tardent pas et de grands barbus hilares voltigent dans les airs en essayant de ne pas défoncer les projos (le plafond est très bas). Le chahut est virile mais cordial car le but reste avant tout de prendre son pied à l'écoute de cette musique délicieusement sauvage. En bémol, on ne pourra donc que regretter un son trop brouillon : ça manquait de clarté, du brouhaha par moment, même si objectivement on évita la catastrophe.
Et finalement la température s'accorda rapidement avec mon vieux rhum vite torché : on se serait cru en pleine fournaise martiniquaise ! Cela fait bien longtemps que je n'étais pas sorti d'un concert en étant à ce point en nage, le jean collant aux cuisses, le corps exsangue après un tel matraquage dans les règles de l'art. Un bonheur. Très vite, le froid humide de Paname me rappelle à la réalité et je m'essuie le visage avec le t-shirt.
Ouais.
Faudra remettre ça...
Rick.
On est KTB motherfucker
Pour mettre l'eau à la bouche...
Karma To Burn :
Black Bombain :
Hag :
Hé ! Karma To Burn, quoi ! A ce nom prononcé, ma place fut acquise et rendez-vous fut prit aux Combustibles, salle de concert à deux pas de poivrot de gare de Lyon. L'endroit est petit et la scène n'a pas d'estrade...dommage pour les « tailles moyennes » de mon acabit. J'avais beau me trouver à cinq ou six mètres des médiators en action, je ne pus absolument rien voir...Mais qu'importe ! Le son avant tout, non ? J'y viens. Mais commençons par le commencement.
Chargés d'ouvrir les hostilités, les suédo-hongro-anglais (excusez du peu) de Hag vont balancer un set tout en breaks et en vocaux imbitables puisque peu audibles. La salle est vraiment clairsemée, les quelques têtes présentes remuent un peu, le groupe n'est pas à jeter aux orties mais je n'accroche pas plus que ça. Une entrée en matière sympathique qui permet de se glisser doucement dans le bain en commençant par les orteils.
Le 1er EP de Hag
Perso, je suis donc rentré dans le trip...Et je ne fus pas le seul, puisque le groupe reçut une salve d'applaudissements très convaincante (mais pas jusqu'à demander un rappel, hein...).
Les...hum... voyageurs de Black Bombain
J'en profite pour me frayer un passage - oui, pour Black Bombaim, la salle s'était remplie jusqu'à déborder - jusqu'au bar. Notons la carte très sympa des Combustibles qui propose des ti punchs avec du Père Labat (!), de bonnes bières et...du vieux rhum Karukera sur lequel je me rabattis non sans délice. Ah c'est sûr que boire du vieux rhum à un concert de stoner, c'est...comment dire...décalé ? (et cela prouve bien que je n'ai plus vingt ans...même s'il est clair que la majeure partie du public s'avance tranquillement vers la trentaine).
Le meilleur groupe de stoner ???
Et finalement la température s'accorda rapidement avec mon vieux rhum vite torché : on se serait cru en pleine fournaise martiniquaise ! Cela fait bien longtemps que je n'étais pas sorti d'un concert en étant à ce point en nage, le jean collant aux cuisses, le corps exsangue après un tel matraquage dans les règles de l'art. Un bonheur. Très vite, le froid humide de Paname me rappelle à la réalité et je m'essuie le visage avec le t-shirt.
Ouais.
Faudra remettre ça...
Rick.
Pour mettre l'eau à la bouche...
Karma To Burn :
Black Bombain :
Hag :
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Frankystooge
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