5 mars 2014

White Manna - Dune Worship (2013)

Après les Cosmonauts qui ont marqué les esprits (enfin les notres) avec Persona Non Grata, c'est un autre groupe californien adepte des boucles chères à Spacemen 3 qui fait son retour. Je veux bien entendu parler de White Manna qui avait sorti un solide premier album homonyme en 2012.
Si les références du premier album son toujours présentes (héritage Spacemen 3 mâtiné d'éléments space rock et krautrock), ce Dune Worship bascule complètement vers le rock kosmische quelque part entre Hawkwind et Can. Dans un créneau où les groupes sont légion, opter pour un virage plus krautrock constitue en soit une bonne idée et un défi de taille.
Un pari au final quasi remporté haut la main par nos californiens.

En effet, si l'ensemble ne manque pas de personnalité, le côté parfois très monolithique gêne quelque peu. C'est simple, une fois l'album écouté, on peine à en ressortir un titre plus qu'un autre. Si pour d'autres disques cet aspect des choses peut constituer un avantage, dans le cas de ce Dune Worship, un peu de variété eut été appréciée.
Pour autant, si l'on accepte l'immersion nécessaire pour apprécier cet album, ce Dune Worship reste un très bon disque qui confirme tout le bien que l'on pensait du groupe au moment de la sortie de son prédécesseur.

Chaque face se compose de la même manière : trois titres, des morceaux de plus en plus long, chaque face se terminant par un morceau épique dans la grande tradition du genre, bien mis en place et amené par les deux titres qui le précède.
Enfin, bien amené, tout est relatif puisque White Manna ne perd pas vraiment de temps en route : "Transformation" et "Ascension" démarrent ainsi pied au plancher. "X-ray" et "I'm Coming Home", plus contemplatifs, permettant eux de mettre en avant chaque final.
"Illusion Of Illusions", à base de boucles, prolonge le côté contemplatif, une piste en apesanteur qui n'exclue pas une bonne dose d'anxiété. A l'écoute de ce titre, on ne se sent pas dans une situation confortable, le titre prenant au fil des minutes des allures de BO d'un bad trip.
"Solar Returns", a contrario, est LA piste épique de l'album, celle sur laquelle les White Manna laissent le plus parler leur côté space rock, assumant l'héritage hawkwindien comme peu de groupes avant eux.

Un très bon disque.

Frank


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