21 mars 2014

Les Disques Dont On Ne Parlera Pas … Ou Juste Un Peu (Volume 3)

LE DISQUE DONT ON NE PARLERA PAS PARCE QU'IL FAIT PALE FIGURE A COTE DE CELUI DE SON GROUPE

JONATHAN RADO – LAW AND ORDER (2013)

Foxygen ne suffisait pas pour Jonathan Rado qui a donc choisi de sortir également un album solo. On sait le garçon capable d'écrire des merveilles de pop psychédéliques et ce Law And Order en contient quelques unes : « Hand In Mines », « Faces » notamment. On découvre néanmoins qu'il est capable de beaucoup moins bon voire de sortir du très dispensable ("looking for a girl like you" ; « Pot Of Gold » au hasard?).
Un disque qui au contraire de celui de son groupe ne laissera pas un souvenir impérissable.
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LE DISQUE DONT ON NE PARLERA PAS PARCE QU'UN SONGWRITING AU DESSUS DE LA NORMALE NE SUFFIT PAS À FAIRE UN BON DISQUE.

ARCTIC MONKEYS – AM (2013)

Oui ce disque contient des titres très bien écrits comme nous en a habitué l'ami Alex Turner. Mais bon comment adhérer à cette soupe musicale ? Quand on est pas anglophone, les paroles c'est bien, la musique c'est mieux. Et là on est pas à la fête... Le groupe semble se chercher une nouvelle identité musicale ou du moins à s'émanciper de la pop anglaise qui a constitué son fonds de commerce jusqu'à maintenant. Afin de mieux rebondir le groupe de Sheffield donne dans le retro seventies tout azimuts et ratisse large : soul, funk, ballades et riffs pêchus sont de sortie. Le hic c'est que tout cela sonne très sage et surtout mal dégrossi, le groupe puise à plusieurs sources mais n'en réalise jamais la synthèse.
Reste une poignée de titres convaincants, cette voix inimitable et ce songwriting intact. Cela peut être déjà beaucoup pour certains, pour nous c'est un peu juste.
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LE DISQUE DONT ON NE PARLERA PAS OU ALORS JUSTE POUR S'ETONNER DU VIRAGE OPERE PAR ALIVE RECORDS.

DIRTY STREETS – BLADES OF GRASS (2013)

Ce n'est malheureusement plus un secret mais Alive Records a plus ou moins tourné le dos au punk blues qui a fait sa réputation dans nos contrées au profit d'un catalogue très tourné americana ou classic rock. Si on découvre quelques groupes éminemment sympathiques, on est loin de la claque reçu avec les Black Diamond Heavies, Radio Moscow ou autres Left Lane Cruiser. Dernière signature en date, Dirty Streets qui offre un honnête disque entre blues et classic rock, agréable à écouter mais qui a tendance à s'oublier aussi sec une fois celui-ci terminé.


LE DISQUE DONT ON NE PARLERA PAS PARCE QUE CA MANQUE ENCORE UN PEU DE PERSONNALITE.

HOLY WAVE – EVIL HITS (2013)

Signature du label Reverberation Appréciation Society, Holy Wave est un quatuor d'Austin dont le style ne manquera pas de rappeler leurs voisins des Black Angels. Réunion de leurs deux maxis, Evil Hits est un disque sympathique, qui contient en outre un excellent morceau (« Albuquerque Freakout »). Néanmoins la qualité générale reste inférieure à ce que peux proposer les Black Angels bon hormis sur Indigo Meadow.
Les fans du genre peuvent se ruer sur ce disque, ils ne seront pas dépaysés. Reste à savoir si le disque tournera souvent sur la platine quand on peut s'écouter l'oeuvre de leurs compatriotes.
Un groupe à suivre malgré tout.


LE DISQUE DONT ON NE PARLERA PAS PARCE QUE D'AUTRES L'ONT FAIT MIEUX QUE NOUS L'AURIONS FAIT.

JACUZZI BOYS – S/T (2013)

Le magazine pitchfork a qualifié cet album ainsi : "Jacuzzi Boys is a collection of well-recorded, well-constructed, boring songs". Il faut bien reconnaître, bien que l'on ne partage que rarement l'avis du magazine, qu'une fois dit cela, on a pas grand chose à ajouter.


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LE DISQUE DONT ON NE PARLERA PAS PARCE QU'ON PRÉFÈRE L'ÉCOUTER PLUTÔT QU'EN PARLER.

BOARDS OF CANADA - TOMORROW'S HARVEST (2013)

Le retour des légendaires écossais. Huit ans d'absence. Un disque électro minimaliste absolument fantastique. S'en délecter au crépuscule, lumière tamisée, seul dans son salon. Et se servir un alcool fort.


LE DISQUE DONT NE PARLERA PAS PARCE QU'IL NE SUFFIT PAS D'ÊTRE BIEN ENTOURÉ POUR FAIRE UN BON DISQUE.

ANNA HILLBURG – S/T (2013)

La scène californienne a le vent en poupe, c'est peu de le dire. Résultat on voit certains artistes s'émanciper et essayer de tracer leur propre voie. C'est le cas d'Anna Hillburg qui était venu poser sa voix et surtout sa trompette sur les disques de Greg Ashley ou des Fresh & Onlys.
Entouré de quelques gachettes (membres des Dodos ou de Gris Gris), la miss égrène de jolies mélodies mais malgré toute la sympathie du monde livre un disque qui restera anecdotique.


Frank et Rick




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