26 octobre 2012

Timmy's Organism - Raw Sewage Roq (2012)

Tim Lampinen, aka Timmy Vulgar au sein de Timmy's Organism, est un de ces rockers dérangés dont on bénit chaque jour l'existence. Le genre d'artiste qui a fait du non-conformisme un art de vivre, le genre de porte-étendard qui manque tant au rock. Le digne héritier d'un Iggy Stooge.
Que ce soit au sein des regrettés Clone Defects, de Human Eye ou de Timmy's Organism le sieur Lampinen faisant fi des modes ou du potentiel commercial de ses enregistrements (proche du néant il est vrai) continue d'offrir à intervalles réguliers, à celles et ceux qui voudraient bien la recevoir, leur dose de punk and roll high energy.

Si les déflagrations bruitistes de ces précédents enregistrements, tant au sein de Human Eye qu'avec Timmy's Organism, pouvaient lasser, le garçon semble avoir trouvé une forme d'équilibre. Le dernier et brillant Human Eye avait dévoilé une production plus claire et des compositions plus "audibles" (ce mot n'a aucun sens quand on parle de Human Eye, on en a bien conscience). Ce nouvel album de Timmy's Organism, le second après Rise Of The Green Gorilla, suit la même tendance.
C'est simple il s'agit du disque le plus stoogien que l'on ait eu l'occasion d'entendre depuis des lustres ! Et comme Iggy Pop préfère faire le pitre pour les Galeries Lafayette ou se ridiculiser sur Préliminaires, l'initiative est la bienvenue.

Hargneux, délicieusement cintré, bourré de riff incisifs, ce Raw Sewage Roq constitue sans doute, à notre avis, l'un des disques les plus aboutis de Tim Lampinen. Entre brûlots high energy ("Bouncing Boobies" ; "Low Cut Surgery"), garage punk ("Monster Walk" ; "Take The Castle"), ballade déglinguée (l'extraordinaire "Drunken Man") ou morceaux improbables ("Un-Hook My Leash"), Timmy et sa bande (Jeff giant à la basse et Colin Sick à la batterie) livrent un album massif, jouissif et inspiré.
Et pourtant la moitié du disque comprend des titres enregistrés en 2009 !

Que l'on se rassure, enfin si l'on veut, les thèmes sont les mêmes qu'à l'accoutumée : série Z, fantasy, monstres et extra-terrestres sont au programme quand il ne donne pas dans l'humour potache (Put my head in between ! she has bouncing boobys when dances to the flaming groovies sur "Bouncing Boobies"). L'alcool semble également être un de ses sujets actuels de prédilection : I took to many pills, to forget my lonelynes, to forget my wickedness and pain sur "Drunken Man".

Alors bien entendu le disque n'est pas aussi expérimental, innovant même que ses précédents enregistrements. Contrairement au dernier Human Eye on est pas en face de l'O.M.N.I. de l'année. Juste un sacré bon album de rock and roll, sans fioritures. Et même dans ce créneau, Lampinen tire son épingle du jeu.

Frank

Tracklisting :
1 Cats On The Moon
2 Bouncing Boobies
3 Monster Walk
4 Drunken Man
5 Unhook My Leash
6 Take The Castle
7 Poor and Bored
8 Low Cut Surgery
9 Mind Over Matter
10 Raw Sewage Roq

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