30 août 2010

The Clone Defects - Shapes Of Venus (2004)

A conseiller à tous les fans des Richmond Sluts avec lequel le groupe partage plus d'un points communs : goût pour le rock carton, le bon vieux rock and roll que l'on secoue dans tous les sens avec l'énergie venu du punk rock (façon Stooges quoi...), guitares rugissantes sans solis comme tout groupe garage qui se respecte et un chanteur au timbre et à la gouaille imparable donnant un côté glam à l'ensemble.
Et comme les Richmond Sluts, les Clone Defects (de Detroit) n'auront eu comme seule destinée de laisser au monde cet album avant de splitté. Groupe maudit donc, et disque indispensable.
Car sorti en 2004 chez In The Red, ce Shapes Of Vénus est LA bombe rock and roll sorti en 2004 et produit par l'incontournable Jim Diamond.
Mené par un espèce de psychopathe, le chanteur Timmy Vulgar (de son vrai nom Tommy Lampinen), accompagné de Wild Mid Wes aux guitares, Chuck Fog à la basse et Fast Eddie derrière les fûts, les Clone defects font parler la poudre tout au long des quatorze titres que comprend l'album, compositions joués dans l'urgence comme il se doit. Timmy Vulgar et ses acolytes semblent avoir trouvé le O Mind cher à Iggy Pop. C'est un festival de garage punk à l'ancienne sorte de mix entre le premier et le troisième Stooges, mâtiné d'un soupçon de psychédélisme (à la manière d'un Jack Meatbeat). Psychédélique comme les thèmes évoqués issus de la science fiction. Le disque s'ouvre d'ailleurs par une phrase assez hallucinante : "You are about to hear that Man and his works, or at least Life and Intelligent Life at that, are not at all unusual. And the probability is overwhelming that other civilisations not only exist, but have existed in the past, and will exist in the future on planets that circle distant suns" (sic)
Les brûlots sont légions "Low Fashio Lovers", "Stray Boy", "Fill My Bridge", "Calm Me Down"... Mais le groupe ménage ses effets et montre qu'il a plus d'une corde à son arc le temps d'un "Rabid Animal Detector" qui sur des bases blues voit le groupe progressivement destructurer le morceau pour s'achever dans le chaos total ou d'un "That's How Strong My Love Is" démentiel reprise d'Otis Redding (comme aurait pu l'enregistrer les Brimstone Howl) ou encore d'un "Shapes of Venus" à l'esprit très fifties.
Et comme le reste des morceaux est à l'avenant, inutile de vous dire qu'il s'agit d'un des indispensables de la décennie écoulée.
Sauvages, imprévisibles et intègres (intégristes?) les Clone Defects avaient tout compris. Le disque punk rock ultime. L'anti Strokes par excellence.

Frank

PS : le disque est assez difficile à trouver (on l'a ramené de Prague pour l'avoir enfin en vinyle...) mais la quête vaut le Graal...

PS2 : le groupe avait enregistré un premier album Blood On Jupiter (sur Tom Perkins Records) en 2001 que l'on a pas eu l'occasion d'écouter mais dont des extraits sont disponibles sur le myspace du groupe : http://www.myspace.com/theclonedefects

PS3 : Timmy Vulgar a fondé un nouveau groupe Human Eye après le split, qui n'a plus grand chose à voir avec les Clone Defects. Il livre des albums ahurissants de violence repoussant les limites, sans que l'on puisse parler ici de morceaux au sens que l'on lui donne habituellement. Human Eye est disons une expérience traumatisante...(http://www.myspace.com/humaneyedetroit)

Tracklisting :
1. Low Fashion Lovers
2. Stray Boy
3. Still Poor
4. Fill My Fridge
5. Ain't No New Buzz
6. Procrastination Baby - (Out Of Stagnation Now)
7. Rabid Animal Detector
8. Shapes of Venus
9. Take Your Love Back
10. Calm Me Down
11. I Rock I Ran
12. Plastic Stuff
13. That's How Strong My Love Is
14. Dear John

L'album est en écoute sur deezer :
http://www.deezer.com/fr/#music/clone-defects/shapes-of-venus-464315

Par contre niveau vidéos peu de choses sur le net :

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