30 septembre 2012

Matthieu Boré / Sylvain Luc Trio - Jazz en boucle à St Maur (28/09/2012)

En cette fin de mois de septembre, non loin des bords de Marne, à St Maur des Fossés, l'occasion était belle pour les amateurs de jazz d'assister au festival Jazz en boucle.
N'ayant pu malheureusement me libérer pour l'excellente (forcément) prestation de jazz manouche de Rosenberg et de Romane, je ne pouvais décemment pas manquer la venue enthousiasmante de Matthieu Boré, l'excellent chanteur/pianiste qui m'avait tant épaté au Sunside en février dernier.

Encore une fois, le quartet de Boré fait le show, enchaînant les morceaux qui se fredonnent et se sifflotent : Puttin' on the Ritz, It's a Good Day, I'm Beginning to See The Light, et même quelques reprises « hors jazz » comme Teddy Bear ou Lady Madonna (voir vidéo) où Matthieu, tapant des pieds et des mains, invite le public à swinguer en sa compagnie.

Pour autant, en dépit de la très bonne acoustique de la salle du théâtre de St Maur, on ne peut que noter la différence de « chaleur » par rapport au club parisien susmentionné...Le public applaudit et participe (un peu) mais nous sommes loin de l'ambiance familiale de la rue des Lombards.
Cela ne m'empêchera pas de passer un très bon moment à l'écoute du sieur Boré en attendant la sortie prévue le 23 octobre prochain de son nouvel album (voir trailer en fin d'article).



C'est ensuite au tour du guitariste prodige Sylvain Luc de monter sur scène, accompagné du batteur André Ceccarelli (fêtant ses 50 ans de carrière) et du claviériste Thierry Eliez.

….....hum.......

Que dire ? Je reconnais bien entendu le talent, la technicité incroyable de ces trois musiciens mais...Ils représentent tout ce que j'abhorre dans le jazz.
Une musique parfois à la limite de l'autisme, des blagues entre musiciens sans regarder le public, une atmosphère vaporeuse qui rend léthargique...J'avoue, j'ai « subi » leur prestation.
Définitivement, ce jazz-là n'est pas pour moi, sur disque (et pourtant j'ai essayé...) ou en live.
Et je ne suis a priori pas le seul, plusieurs personnes ayant quitté la salle d'un pas pressé, la pilule ne passant probablement guère mieux de leur côté.



Saluons tout de même l'initiative de ce festival, il est toujours agréable d'assister à des concerts de jazz hors de Paris intra-muros, particulièrement lorsque les affiches sont aussi alléchantes.

Rick.

Trailer du dernier album :

16 février 2012

Matthieu BORE – Live au Sunside – 14 février 2012

Matthieu Boré ? Une sacrée voix, si vous voulez mon avis... Claire et douce à la fois, elle swingue et se pose avec brio sur ses reprises de standards du jazz toujours soignées, inventives, dépoussiérant l'indépoussiérable.
C'est donc avec un plaisir certain que l'on s'est réfugié au Sunside de la rue des Lombards à Paname pour rencontrer cet artiste aussi souriant que surprenant et ce, un soir de St Valentin.

Mettons les choses au clair pour les novices : le Sunside est tout sauf une salle gigantesque (sic). Débarquant avec un peu d'avance, nous fûmes placés en première ligne...c'est à dire que mon genou butait sur la grosse caisse, l'autre pied appuyé sur l'estrade, mes oreilles à moins d'un mètre du micro ! On s'inquiète un peu en se disant que le son ne sera peut être pas génial, d'autant qu'en s'installant, le batteur nous lâche en souriant de toutes ses dents « ah, là désolé, vous avez perdu... ».

Que nenni ! Le son fut absolument splendide. Boré est au piano, un saxophoniste concentré et un contrebassiste jovial l'accompagnent également durant près de 90 minutes placées sous le signe d'un jazz tour à tour entraînant, percutant, dansant, touchant...Une palette artistique que le quatuor maîtrise à merveille, visiblement heureux de balancer le meilleur de leur swing aux visages des spectateurs ébouriffés par l'ambiance.

L'ambiance...Parlons-en ! Matthieu Boré est un véritable showman, ses vannes fusent, il s'arrête parfois au milieu d'un morceau pour amuser un public qu'il tiendra très rapidement dans sa main. Aucune arrogance dans l'attitude, tout est décontracté chez le bonhomme, l'expérience est là et ça se sent. Son contrebassiste s'en donne à cœur joie – on assiste à de petites joutes entre les deux – se prenant même pour Hendrix en levant la contrebasse au dessus de sa tête (!) pour jouer avec les dents...pour ensuite la coucher par terre, choper un briquet et faire mine d'y mettre le feu comme à Woodstock...Le tout sur une estrade de la taille d'un timbre-poste !

Difficile de résister à la bonne humeur générale et les chansons filent comme l'éclair : It's a good day, Puttin' on the ritz, Lady Madonna, Teddy Bear, I'm beginning to see the light, Just a gigolo...et tant d'autres. Un concert qui – vous l'aurez compris – fut réjouissant en tous points, salué unanimement par un public conquis venu assister à une soirée jazz sans fausse note...Mission accomplie !


Rick.

Quelques vidéos :