Difficile d'avoir les idées claires à l'heure d'évoquer cette quinzième édition du cosmic trip quand les effets dévastateurs des quelques litres de vin blanc ingurgités la veille font encore effet.Et pourtant on va faire un effort pour vous faire partager ces quelques souvenirs et surtout nos impressions sur les groupes qui se sont produits ces derniers jours à Bourges.
Le cosmic c'est aussi une histoire de rencontres, celles de festivaliers muent par la même passion pour le rock and roll. L'occasion de faire la connaissance de quelques visiteurs de ces lieux et surtout d'échanger avec les éminents forumeurs de Planetgong.
Au niveau du public, on aura vu quelques personnages hauts en couleurs. On a noté que quelques tendances se dégagent : les incontournables tatouages, gomina et robes à pois ont ainsi cette année été concurrencés par les masques de catcheurs et les chemises à frange. Une foule bigarrée donc, venue communier, ensemble au nom du dieu rock and roll.
Encore une fois l'organisation fût quasi parfaite (on regrettera seulement que malgré les années les bénévoles ne sachent toujours pas quand changer un fût de bières, dommage quand on se tape les dernières bières éventées).
Malgré un programme chargé on a quand même eu le temps de faire les touristes, remonter la rue d'Auron pour visiter la splendide cathédrale, manger dans une cantine qui proposait en entrée de la couille d'âne (véridique mais on a pas osé la dégustation) et déguster de l'excellente bière au pub le Jacques Coeur..
Ah et comment évoquer le festival sans parler des joies du sandwich à l'andouillette, ce repas béni des dieux qui à permis à vos serviteurs de survivre durant ces deux jours....
Bref cessons ces digressions et revenons à l'essentiel : la musique !
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La première journée du festival, on a bien crû ne pas la vivre. Il faut dire que quand vous vous pointez à la gare et découvrez que l'on vous a vendu des billets sur un train qui n'existe plus il y a de quoi paniquer... Bon après 3 heures de périples, la découverte de charmantes communes (Mehun Sur Yevre, Marmagne et Foessy...) et quelques planteurs dégustés à même le sol entre deux wagons, on arrive enfin sur le lieu du festival mais malheureusement trop tard pour profiter de The Irradiates. Surtout que les deux derniers morceaux du groupe, les seuls que l'on a pu écouter, faisaient plaisir à entendre.
Le temps d'avaler une bière ou deux et c'est au tour de Sheetah & the Weissmuller de monter sur scène. Disons le clairement, bien qu'on adore le groupe sur disque, sur scène se fut une énorme déception. Balance apparemment mal faîte (on ne comprenait rien aux paroles, le comble quand on chante en français), beaucoup d'approximations dans le jeu des musiciens et on a eu peine à reconnaître le groupe qui nous a enthousiasmé avec Hola Yeah-Yé et I Need You.
La première grosse claque du festival viendra des irlandais de The Urges qui ont mis le feu, offrant un set remarquable et ce malgré des premiers (et nouveaux morceaux a priori) poussifs. Forcément vu la qualité des compositions de Psych Ward c'est tout de suite plus facile. Efficaces, bien en place et un chanteur charismatique, les Urges avaient tout pour réussir leur passage au festival. Contrat rempli.
Deux sandwichs à l'andouillette et quelques bibines plus tard on découvre un groupe assez hallucinant, Jancee Pornick Casino. Comment décrire le show proposé par ce groupe improbable ? Country, rock and roll, polka, reprise du Vol du Bourdon de Nikolaï Rimski-Korsakov, le trio ne s'impose aucune limite!!! Groupe improbable, avec un sens du spectacle certain, les Jancee Pornick Casino font n'importe quoi... mais ça fonctionne. A noter l'incroyable basse, une balalaïka contrebasse (merci Ratel).
Entre les concerts devaient se produire Dollar Bill qui finalement n'est pas venu, remplacer au pied levé par Chicken Diamond.
Dans des conditions moins favorables que les groupes à l'affiche (il joue dans l'entrée du Palais d'Auron!), Chicken Diamond a fait monter la température d'un cran. Les pistes de son premier album officiel (chez Beast Records) ont ravi les festivaliers. Un Chicken Diamond qui offrira en sus un TV Eye (Stooges) d'anthologie. Remarquable prestation.
A ce moment de la soirée on trépigne d'impatience. Il faut dire que la présence en tête d'affiche des Oh Sees faisait saliver. Au vu des excellents concerts précédents, la tâche s'annonçait pourtant ardu pour le groupe. John Dwyer et sa bande ont offert en retour une prestation ébouriffante, mettant de côtés l' acid-folk-rock de Castlemania pour se concentrer sur leurs morceaux les plus noisy, déclenchant moult pogos et slam devant un public certes conquis d'avance mais qui n'attendait sans doute pas les Oh Sees à un tel niveau. Un véritable ouragan sonore qui nous laissera exsangue, sur le flanc. Un seul bémol la trop longue jam finale mais rien qui ne vienne gâcher cet extraordinaire moment de rock and roll.
Cédant à la fatigue on a pas assisté à la DJ Party, préférant profiter de quelques heures de sommeil bien méritées après une superbe première journée.
Frank & Mr Bof
la suite bientôt...