4 janvier 2013

Slim Wild Boar - Tales From The Wrong Side Of Town (2012)

Slim Wild Boar, c'est l'histoire d'un one man band qui au fil des ans est devenu duo, puis trio, se renommant donc par là même occasion, Slim Wild Boar And His Forsaken Shadow.
C'est donc sous cette formule que sort ce Tales From The Wrong Side Of Town, un disque enregistré en Italie par Nene Baratto (Movie Star Junkies) et masterisé à Chicago par Carl Saff qui a officié sur les albums des Jacuzzi Boys (Glazin') et des Bass Drum Of Death (GB City). Autrement dit un album doté d'un son aux petits oignons.

A la première écoute divers noms viennent immédiatement à l'esprit : Johnny Cash, Hank Williams, 16 Horsepower (et même le Noir Désir des débuts) sont quelques unes des influences évidentes du trio breton qui décline un univers sombre, tourmenté et profondément authentique.
C'est simple si on ne connaissait pas Kevin Gourdin (leader de Wild Boar Slim mais aussi du groupe punk The Decline), nul doute que l'on aurait affirmé que le groupe était américain. Car ce Tales From The Wrong Side Of Town suinte l'héritage nord américain, est imprégné de la country, la vraie, pas celle dévoyée de Nashville. Et comme le trio arrive à tisser un son bien à lui, ce disque est sans doute ce que l'on a entendu de mieux dans le créneau cette année.

Avec des titres comme "Wasteland", "It Takes Some Time", "Frozen", "On The Run" ou "King For A Lifetime Nothing For Eternity", Johnny Cash peut reposer en paix, son héritage est entre de bonnes mains.

Frank

A noter qu'en plus, la pochette signée Jean Luc Navette est splendide. Si son travail vous dit quelque chose, rien de plus normal, il a officié pour Dad Horse Experience et surtout le Heavy Trash de Jon Spencer. Travail qui nous a beaucoup fait penser à Guillaume Griffon auteur de la superbe BD Apocalypse Sur Carson City.

Et pour être complet, il s'agit d'une coproduction Kizmiaz Records / Beast records, ce qui en soit devrait être suffisant pour aller jeter une oreille au bandcamp du groupe :


Aucun commentaire:

Publier un commentaire