25 août 2011

White Fence - S/T (2010) et Growing Faith (2011)

De cette prolifique scène californienne actuelle, il y a encore quelques pépites que l'on a pas évoqué. Soit par manque de temps (Bare Wire, Sonny & The Sunset) ou tout simplement parce que les disques ne nous sont pas encore parvenus (compilation Group Flex et Blasted Canyon). Mais dans le cas de White Fence, on a peu d'excuses. S'il on a tardé à vous parlé de ces deux disques c'est tout simplement que l'on a zappé le premier et que le deuxième a mis du temps à nous convaincre.
Sous le patronyme saugrenu de White Fence se cache Tim Presley, membre des excellents Strange Boys 1 et chanteur compositeur des tout aussi recommandables Darker My Love.


Sorti en 2010, le premier effort de Presley est un disque à part et ce à plusieurs titres. Alors que ses productions au sein des Darker My Love se caractérisent par une production aux petits oignons, cet album homonyme ferait passer la production du premier Strange Boys pour un travail d'orfèvre ! Comprenez là que Presley repousse les limites du lo-fi. A un tel point d'ailleurs que l'on pourrait se demander s'il s'agit bien là d'un album officiel, le son étant digne d'un infâme bootleg capté avec un micro au fin fonds d'une salle de concert. Bon on exagère un peu mais il faut bien reconnaître que l'on se demande aussi si le but de Presley est de vendre des disques...
Cet écueil risque d'en rebuter plus d'un. Et pourtant, sur ce disque, que de pépites ! 16 titres souvent très courts (le plus long "I'll Follow You" dure... 3'55), 16 vignettes, des ballades délicates, bancales aussi, au charme aussi évident que suranné.
Le Graal en quelque sorte pour l'amateur de pop psychédélique sixties. Un disque imparfait naïf même dans une certaine mesure mais aussi profondément humain et qui devient très vite attachant. Finalement on éprouve autant de plaisir à écouter ce disque que lorsque l'on dégote une perle rare dans une brocante : du bonheur simple sur une galette vinyle, un disque dont on a l'impression (fausse) d'être le seul à posséder.
A tel point que l'on peut se demander quel aurait été la destinée du disque avec une meilleure production. Aurait-il su conserver autant de charme ?

Tracklisting : 1-Mr. Adams / 2-Who feels right ? / 3-Slaughter on Sunset Strip / 4-I’ll follow you / 5-The Love between / 6-Sara Snow / 7-Baxter Corner / 8-The Gallery / 9-Tildas / 10-Destroy everything / 11-Ring around a square / 12-Box disease - Today bond / 13-Hard finish on mirror mile / 14-A need you / 15-Sick doctor blues / 16-Be right too

Moins d'un an après ce premier album, Presley remet le couvert avec Is Growing Faith. On ne sait si le fait d'avoir enregistrer son premier album lui a donné la foi mais le moins que l'on puisse dire c'est que cela n'a eu que peu d'incidences sur ce second disque. On y retrouve le même style de vignettes pop-folk-psyché qui faisaient le charme du premier opus. Tout juste peut-on noter un son un peu plus clair, du moins plus ample mais rien de foncièrement différent.
Presley fait preuve du même soin à emballer ces chansons désuètes dans un emballage lo-fi au possible. Pour autant et à la différence du premier album, quelque chose nous à déranger, comme si sur ce Is Growing Faith tout était plus forcé que sur le premier album. A force de rechercher l'accord dissonant, de multiplier la réverb' ou autre effet (certaines pistes donnent l'illusion que la courroie de votre platine s'est détendue !), on a comme l'impression que le disque a perdu si ne n'est de sa fraîcheur, du moins de sa spontanéité.
Cette impression curieuse on a pas su s'en défaire malgré de nombreuses écoutes. Et pourtant malgré tout ce deuxième album contient quelques titres tout simplement remarquables : "Your Last Friend Alive", "When There Is No Crowd", "Stranger Things Have Happened (To You)", "Tumble, Lies & Honesty" et surtout "A Pearl Is Not a Diamond" somptueuse ballade aux accents country autant de titres sur lesquels d'ailleurs Presley n'en rajoute pas, laisse parler son talent, sans effets superflus, faisant mouche à chaque fois.
Un deuxième album, certes bancal, mais qui conserve suffisamment d'attraits pour que les amateurs du premier album y trouve leur compte.

Tracklisting : 1 And by Always / 2 Growing Faith /3 Sticky Fruitman Has Faith / 4 Your Last Friend Alive / 5 Enthusiasm / 6 A Pearl Is Not a Diamond / 7 Tumble, Lies & Honesty / 8 Lillian (Won't You Play Drums?) / 9 Get That Heart / 10 Harness / 11 Stranger Things Have Happened (To You) / 12 Body Cold / 13 The Mexican Twins/Life Is...Too $hort / 14 Art Investor Collector / 15 When There Is No Crowd / 16 You Can't Put Your Arms Around a Memory

Frank

1 en fait il s'avère que Presley n'est que passé chez les Strange Boys le temps de l'enregistrement de Be Brave. on s'est fait avoir par les informations trouvées sur le net...

(http://www.myspace.com/whitefenceband)

Vidéos :
De White Fence :




De Is Growing Faith :


2 commentaires:

  1. Sur "I'll follow you", Tim Presley a vraiment la voix de Ray Davies. On dirait vraiment une obscurité déterrée des Kinks. C'est donc forcément un grand morceau.

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  2. cattle of spare ribs, a carp, a tortoise, half a cattie of squid, half a cattie of sea cucumber, three catties of lotus roots, two catties of chives, one cattle of bean pods, one cattle of cowpeas**, two catties of tomatoes, two catties of eggplant, two catties of fresh mushrooms, three catties of thick osmanthus**ornamental iron fence

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