20 avril 2009

Jim Jones Revue (2008)

Non, le Jim Jones Revue n'a rien à voir avec le gourou tristement célèbre pour avoir entrainé ses fidèles dans un suicide collectif... Encore que l'on imagine bien les cohortes de fidèles que risque d'engendrer la sortie d'un tel disque dans le microcosme rock'n roll.
Car de rock'n roll il en est question tout au long de cet album assez court, 10 morceaux pour une demi-heure. Du rock à l'ancienne, old school dirons-nous, dont la filiation est à chercher du côté de Jerry Lee Lewis, Little Richard ou Esquerita. En effet, ici, il est question de parties de piano déjantées, de guitares saturées, de solos concis et sauvages, d'une rythmique de plomb... le tout au service d'un rock énergique et flamboyant.
Le chanteur Jim Jones, est un vétéran, réputé pour être passé au sein des Thee Hypnotics et des Black Moses, et qui possède une voix rauque que l'on imagine aisémment abimée par l'abus de clopes et d'alcool.

Alors il est vrai que ce n'est pas l'album de l'année, ni même un classique instantané : trop référencé, pas assez personnel (comme le sont les Black Diamond Heavies) et avec quelques morceaux moins percutants au milieu de l'album ("Another Daze" ; "Make It Hot").
Mais curieusement les défauts de ce disque le rendent encore plus attachant car on sent que les gars ont le rock'n roll en eux, et pour tout dire on prend un pied énorme à l'écoute de ce disque et c'est déjà beaucoup.

Et puis franchement comment résister aux 5 premiers titres de l'album qui s'enchaînent magistralement ? "Princess & The Frog", "Hey Hey Hey Hey" (reprise de Little Richard, of course...), "Rock'n Roll Psychosis", "Fish 2 Fry", et "512" sont autant de pépites à écouter à plein volume. Un bon moyen de tester vos amis (ou les voisins) : s'ils n'aiment pas c'est qu'ils n'aiment pas le rock'n roll...
Comme on le précise plus haut la deuxième partie de l'album n'est pas exempt de tout reproches mais vaut malgré tout pour l'impeccable reprise de "Meat Man" de Mat Vickery, popularisé en son temps par Jerry Lee Lewis et surtout "Who's Got Mine ?" où on se fait du souci pour la santé d'un Jim Jones au bord de la rupture.
Le groupe enfonce définitivement le clou avec un "Cement Mixer" qui fait la transition avec les Black Diamond Heavies.

Un disque hors des modes, hors du temps, le genre de disque qui remet les pendules à l'heure et qui même s'il ne brille pas par son originalité, sera de ceux que vous écouterez encore dans vingt ans !

Mr.Rock

(http://www.myspace.com/thejimjonesrevue)

PS : le groupe est en tournée en France, surveillez les dates et lieux de concerts sur le myspace du groupe.

Quelques vidéos :




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