7 juillet 2008

The Notwist – The Devil, You + Me (2008)

Jetez un oeil à votre discothèque, et cherchez-y les groupes allemands s'inscrivant dans la période des années 90 à nos jours : vous ne devriez pas en trouver beaucoup. Pourtant, l'album Neon Golden sorti en 2002, du groupe The Notwist, mérite largement d'y figurer.
Grande surprise indie de cette année-là, The Notwist revient pour un nouvel album grandement attendu par ceux qui avaient adoré le son de ces petits laborantins de l'électropop mélancolique, fils spirituels germaniques de New Order et des grands de l'électro allemande (entre autres).
L'ouverture gentiment électro-noisy de ce nouvel album (« Good Lies ») évoque sensiblement l'antibois M83, et laisse espérer le meilleur. Las, probablement dépassé par la collaboration de l'orchestre jazz symphonique de Daniel Gläsel, le groupe s'enfonce dans une atmosphère cotonneuse certes appréciable par moments (« Gloomy Planets », « Hands on us »), mais souvent décevante. En effet, la linéarité de certains morceaux (« Alphabet »), comme les tentatives de rupture rythmique trop marquées sur d'autres compositions (« Where in this world ») peinent à convaincre.
Si The Devil, You + Me réussit par instants à faire dresser les oreilles de contentement (« Hands on Us »), il ne parvient à aucun moment à faire sortir l'auditeur d'une torpeur incomparable, car ni irritante, ni vraiment satisfaisante. On ne peut espérer pour ce groupe que la sortie imminente d'un nouvel album, tant The Notwist semble avoir besoin de retrouver la fraîcheur et la spontanéité (pour tout dire, l' « urgence ») qui lui a manifestement fait défaut sur ce troisième opus.
Dommage ...
(http://www.myspace.com/notwist)

(Mr Indie)

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