5 mai 2012

The Legendary Shack Shakers (@ L’Aeronef, Lille – 02/05/2012)


Pour le coup, Stéphane Hessel aurait dû venir et s’indigner pour une raison valable : le public épars (30-50 personnes) venu assister à la prestation des Legendary Shack Shakers ! Rendons grâce néanmoins à ceux qui étaient des nôtres ce soir-là et lançons l’anathème sur ceux ayant préféré les vanités footballistico-politiques du petit écran aux vraies valeurs du live !

Ce soir, J.D. Wilkes (chanteur/harmoniciste/leader), originaire de Paducah (Kentucky, USA), a décidé de mener son groupe et son public à travers toutes les contrées d’Amérique, à un train d’enfer… Le 1er morceau est exécuté à toute vitesse et servira de mètre-étalon à tout le reste du concert. Le guitariste (Duane Denison) maîtrise bien son jeu malgré le rythme de forcenés, imposé par la contrebasse (Mark Robertson) et la batterie (Brett Whitacre), et déroule le tapis rouge pour son chanteur : punk blues, hillbilly, polka (je dirais plutôt « punk polka »), rockabilly… On traverse toutes les contrées américaines à pleine vapeur ! En toute honnêteté, le flot de paroles rend toute compréhension impossible (Dieu, la vie/la mort, l’amour déçu, les malédictions/les zombies, les coins pourris dans le Sud ?), ce qui n’empêche pas J.D. Wilkes d’alterner le chant et l’harmonica en un clin d’œil, usant de toutes les grimaces et postures possibles pour faire bouger son grand squelette et offrir ses chansons à un public conquis. L’utilisation de l’harmonica, diatonique comme chromatique, est la norme sur la quasi-intégralité du répertoire et le « Colonel » J.D. Wilkes ne peut s’empêcher de nous laisser constater son habileté.

Le concert se termine aussi brusquement qu’il a commencé, alors que les passagers d’un soir réclamaient un dernier trajet en compagnie du quatuor américain… En débarquant sur le quai, à l’étal de merch’, on remarque un cahier orange… un comics !?

(To be continued)

« Blood on the Blue Grass »



“Shake your Hips” (reprise d’un titre de Slim Harpo)



NB: Qu’on ne s’y trompe pas, les videos postées ont un tempo très lent en comparaison du concert. Mais, que pouvait-on attendre de la part d’un groupe ayant fait l’ouverture pour Iggy Pop, Hank Williams III, ou The Reverend Horton Heat !?

John the Revelator